Le LPM marathon de Genk!


Course, Entrainements, Lui, Run / dimanche, février 3rd, 2019

Le LPM marathon de Genk, se déroulait ce 27 Janvier. Avec les coachs, nous avions fixé ce marathon de Genk comme découverte. Ce ne devait être que un essai sur cette distance mystique.


Dimanche 27 Janvier nous sommes sur la route pour Genk. Ce marathon a complètement changé de visage durant les 15 jours précédents la course. Dans un premier temps, celui-ci devait se courir  » sur route et Ravel » en 5 boucles de 8 à 9 km. Nous sommes donc passés de cela à 4 boucle de 11,2 km, mais 90 % off-road. Et nous passons de 3 ravitaillements sur la course à un seul.

Le LPM Marathon de Genk

Une fois sur place, nous avons la confirmation que niveau matériel avec une paire de running, c’est largement suffisant. Effectivement, le soleil tends à se montrer et les chemins pourraient être secs. En arrivant au point de départ, je prends ma petite crème dessert d’avant course et je file me préparer. Le stress monte un peu car ça va être pour moi une première.

Au départ

La pluie s’est invitée, le départ est donné et celui-ci se déroule dans une ambiance plutôt bonne enfant. Pas d’animosité, ni de bousculades. Nicky et moi partons côte à côte. Nous avions parlé de faire une partie de la course ensemble. Dans les premiers kilomètres, je me sépare de la masse pour pouvoir choisir mes trajectoires. Ça se déroule bien, et je creuse l’écart.

Les premiers kilomètres

Le terrain n’est pas plat mais nous ne pouvons pas dire que celui-ci est accidenté. Les kilomètres s’enchainent à une allure très facile de 4’30/ km. Je ne peine même pas dans les faux plats montants. Je vois Marine et Marc, sur la fin du premier tour. Prenant les encouragements et les indications, tout se passe bien. Je descends pour finir mon premier tour, à ce moment là nous partons assez vite sur la gauche et nous empruntons un single track très plaisant. En revenant sur la route, ça passe tout seul, je m’étonne de voir s’afficher 4’05/km sur ma montre.

Je passe le premier tour autour des 50 min et sans m’arrêter au ravitaillement. N’en ayant pas vraiment le besoin vu que j’ai avec moi un sac Trail et 2 flasques de 500 ml que je n’ai pas encore touchées dans le premier tour.

La deuxième boucle

Voila 13 km que je cours, je ne suis pas loin de mon concurrent de devant. Commençant à ressentir une pointe dans la hanche, je lui laisse quelques mètres. Quelques mètres par ci et par là, par moment je ne le vois plus puis je reviens sur lui. Autour du 16ème kilomètre, je croise Marine et Marc. Je m’arrête pour leur dire que la hanche me fait mal et que je vais surement changer de chaussure en entamant le 3ème tour car je glisse dans tous les sens. Il me reste 6 kilomètres, plus ou moins, pour ralier l’arrivée. Ça va aller ! Je repars sous les encouragement de Marine et les indications de Marc.

Je continue de courir, la douleur est là et les km se tournent toujours entre 4’40 et 4’50 du kilomètre. A l’arrivée des bosses, la douleur se fait vive. Une fois au dessus de ces petites montées, je suis dans l’obligation de m’arrêter et de m’étirer. Sur la fin de mon deuxième tour, je n’ai pas dû le faire souvent. J’arrive avec pas mal de difficultés à finir mon deuxième tour.

La tente de ravitaillement

Sur ce LPM marathon, composé de boucles de 11km, il n’y a qu’un ravitaillement. Il se situe au départ de la course. Avec Nicky, on avait posé nos sacs sous la table. A la fin de mon deuxième tour, je prends la décision de chausser mes XT5. Plus lourdes, mais avec plus d’accroche et surtout plus larges.

Je m’assois au sol, retire mes gants trempés et commence à changer mes chaussures. Avec le froid, mes doigts avaient tout simplement gelés. Ça me faisait tellement mal que j’ai à peine su serrer mes lacets. L’habitude de regarder ma montre en triathlon, je remarque que cet arrêt m’a fait perdre plus de 4 minutes sur mes concurrents que j’ai vu défiler un peu avant le 22ème kilomètre de ce LPM marathon.

Troisième boucle

En repartant, j’attrape quelques choses à grignoter et je repars. Aller 4 minutes sur 20 km c’est jouable ! Le temps des 2 premiers kilomètres, j’y crois. À l’arrivée du premier raidillon, ce n’est plus la même chanson mais l’espoir est là ! J’essaie tant bien que mal de ne pas trop forcer dans les montées pour dire de relancer par la suite.

Je ne m’en sors pas trop mal sur le début mais le fait de m’être arrêté au ravitaillement, les muscles ont beaucoup de mal à repartir. Km par km, j’avance. Cela devient quand même très long. Ça pique de plus en plus, je dois m’arrêter et m’étirer. Je marche, je trottine… Je ne repartirais pas pour la 4ième boucle, le DNF se dessine devant moi.

En avançant doucement, j’atteins le 30ème kilomètre. Il ne m’en reste plus beaucoup. Je mors sur ma chique et j’y vais molo molo. Dans le dernier single track, là où je m’étais fait tant plaisir lors du premier passage, je dois m’arrêter et marcher. Tentant une marche rapide afin de relier l’arrivée, je vois Nicky arriver. Il n’a pas l’air non plus d’apprécier tant que ça ce LPM marathon. À ma hauteur, il s’arrête. Nous discutons un peu et nous trottinons calmement sans trop forcer.

L’espoir de terminer revient… mais au niveau du chronomètre Marc, notre coach, m’autorise m’oblige à m’arrêter. Pour une fois, je ne me fais pas prier.  » Cela ne sert à rien de te blesser pour le début de la saison ». C’est vrai ! Il a entièrement raison, mais accepter un DNF, c’est pas simple. Nicky prend le départ de la dernière boucle.

LPM marathon, premier DNF 2019

Ouch ça pique ! Et cela encore quelques jours après la course. Même avec 2 nuits de sommeil où la hanche pique et où la cheville me rappelle à l’ordre à chaque fois que je suis debout.

Après avoir déposé mon dossard, Marine vient me réconforter. Une seule phrase raisonne dans ma tête :  » Si… » ! « Si j’étais parti mon vite », Si j’avais pris directement mes chaussures de trails  » … STOP !  Marine me rappelle à l’ordre, c’est fini ! Je tente quand bien même de me ravitailler mais le froid crispe tous les muscles de mes jambes. Je commence à devenir une statue. Il me faudra plusieurs dizaines de minutes afin de me changer et de prendre ma douche. Je suis cuit comme jamais je ne l’ai été. Je tremble dans tout les sens, j’ai énormément de mal à me réchauffer.

J’aurais réalisé 33Km de ce LPM marathon sur les 45 officiels, en 2 h47. Avec une moyenne en dessous des 5’/km et en ayant souffert plus de la moitié de la course d’une hanche capricieuse.

Dans l’attente

Va, 1ère dame en catégorie !

Je suis actuellement le seul à m’être arrêté. Nous attendons les autres avec Marine. Valérie et Gaëlle sont bien classées et leurs performances pourraient bien leur valoir un podium.

Une heure après m’être arrêté, avec Marine, nous revenons voir l’arrivée de Nicky. Complètement congelé, je lui prête mon aide afin qu’il ne traine pas dehors au froid. Car les quelques minutes restés au froid m’ont été fatales.

Valérie termine son 4ème tour, en étant première de sa catégorie. Quant à Gaëlle, elle terminera ce LPM Marathon, en se plaçant 3ème de sa catégorie.

Mon équipement pour ce LPM marathon !

Vu la tournure que ce LPM marathon a pris avec des allures de Trail, je me suis équipé en fonction:

  • Chaussure de running, Kalenji run fast et les Kalenji XT5 par la suite. Les mêmes avec lesquelles je m’étais élancés sur le relais des tarés. Chaussettes Kalenji run fast.
  • Trifonction LD Aptonia
  • Sac Kalenji, 10l Trail.
  • 2x 500 ml Flasques Kalenji
  • Un Thermique longue manche Kipsta
  • Bandeau et cache-cou Btwin aux couleurs patriotiques