Récit de course : Ironman 70.3 de Bahrein.


En couple, Triathlon / lundi, janvier 7th, 2019

Les fêtes approchent à grands pas et pour beaucoup, c’est une période de récupération ou tout simplement plus légère; mais pas pour nous. Il y a quelques jours, nous étions au Bahrein pour disputer un half Ironman ! Voici donc comme cadeau de Noël mon compte rendu de cet ironman 70.3 de Bahrein.


Hello les potes et les tripotes,

Si Décembre rime avec Saint-nicolas, les chocolats, les cadeaux, Noël… Pour nous, cela à été un peu différent. Si vous nous suivez sur Instagram, vous êtes déjà bien au courant de la course en elle même, dans le cas contraire, je ne peux que vous conseiller de nous rejoindre pour avoir les dernières nouvelles. Bon trêve de plaisanterie, passons au vif du sujet.

Ironman 70.3 de Bahrein

On pourrait se demander comment j’ai atterri en plein du milieu du désert Bahreini, et c’est vrai que je me aussi cette question. Revenons quelques mois en arrière, avec Marine, nous venons d’arriver en vacances. À partir de ce moment là, Nicky et Oli (déjà inscris) m’incitent à faire de même. Avec leur enthousiasme, il ne leur a pas fallu beaucoup de temps pour me convaincre. Avec mes petits yeux plein d’étoiles, j’ai fait craquer Marine. Nous voici parti pour le 70.3 de Bahrein.

Pourquoi? 

Au moment, où l’on m’inscrit, je suis en pleine préparation pour les championnats du monde qui se disputaient en Afrique quelques semaines plus tard. Je ne vous cacherais pas la première de toute les raisons: me re-qualifier pour les championnats du monde 70.3 qui se passent à Nice.

La préparation

Après l’Afrique du Sud, j’ai pris quelques jours de récupération et j’en ai profité pour me concentrer sur mon prochain objectif.
La préparation commence début Octobre en même temps que l’opération de Marine. J’ai donc du me concentrer uniquement et seulement sur les entrainements du coach. Et oui, c’est fini les sorties à vélo pour aller travailler. J’ai donc considérablement réduit mes heures d’entrainements mais l’intensité n’a fait qu’augmenter. C’est un mal pour un bien. 
Bon, après vous avoir remis dans le contexte, il est grand temps de passer aux choses sérieuses. Le compte rendu du 70.3 de Bahrein. 

Quelques jours avant

Notre plan était d’arriver en avance histoire de nous acclimater, et surtout de récupérer du voyage qui n’est pas forcement long, mais qui, avec les escales, peut très vite le devenir. Pour vous donner un idée, nous sommes parti le mardi a 7h45(heure belge) en étant réveillés depuis 2h15… et nous sommes arrivés le mardi à 23h; heure locale. Je peux vous dire que nous étions heureux de retrouver notre lit. 

Mercredi 

J’ouvre un oeil. Dans la chambre, il fait noir comme en pleine nuit. Je pensais m’être réveillé en pleine nuit mais je regarde ma montre et je vois 9h00. En déplaçant le rideau, je suis aveuglé par la puissance du soleil. Ça envoie ! Je peux pas dire que la vue est terrible mais j’adore le soleil alors c’est splendide pour moi.

Nous nous donnons rendez avec la team au petit déjeuner. L’hôtel est vraiment très très bien, et le personnel est vraiment extra. On déjeune au buffet, c’est vraiment excellent. On se prévoit notre première journée. Entre le remontage des vélos ainsi que notre sortie cela file assez vite.

A 12h00, nous partons seulement. Il fait plus que bon, au moins 25 degrés. Nous logeons dans un hôtel du quartier diplomatique. Cela n’est pas très évident de rouler à Bahrein. Je vois un policier et je lui demande ou nous pouvons rouler. Il me dit que nous pouvons rouler partout. Etant en face d’entrée d’autoroute, je l’interpèle quand même. Même si j’en ai toujours rêvé, je ne m’attendais pas à cette réponse.  » Yes, you can ride on the high way ! « . Okay ! 

Pour notre premier entrainement, on essaie de ne pas passer sur l’autoroute. Nous nous sommes vite résolus à rouler au milieu de la circulation locale. Nous revenons au point de départ du 70.3 de Bahrein et nous tournons sur ce qui sera la fin du parcours de cet half Ironman. 
Le temps file là bas, et surtout quand on s’amuse ! 

Nous voici au restaurent de l’hôtel et il est 15h, dégustant nos plats de pâtes. On prévoit déjà les autres journées et surtout notre soirée. On trouve un petit restaurant très calme appelé « le chocolat ». 

Jeudi 

Nicky et moi sommes debout à 6h. Personnellement quand Marine m’a dit qu’il était l’heure, j’étais HS! Nous avions prévu d’aller tester l’eau. De l’hôtel, l’eau à l’air claire, super bleue. Nous voici devant la partie natation, mais celle-ci est barrée. Nous ne sommes pas chez nous, et je n’aimerais pas me retrouver au cachot car j’ai testé la partie natation en avance. Certes, j’ai quand même tenté quelques négociations avec les personnes responsables du site mais ils n’étaient pas vraiment d’accord. Nous nous résilions et nous repartons à l’hôtel.

A l’hotel, il faut savoir que tout se fait par carte magnétique. Comme nous devions nager, vous la voyez venir, nous n’avions pas nos cartes pour rentrer. Donc direction, la salle de Fitness, située au 25ieme étage. Vélo et étirements sont de la parties ensuite direction le déjeuner.
Aujourd’hui, c’est la remise des dossards, des sacs et tout le tralala. Nous voila partis pour récupérer tout et en même temps nous passons part la boutique Ironman. Histoire de se prendre le célèbre et traditionnel t-shirt, IM 70.3 de Bahrein. Aha. Je vous le disais plus haut mais ça file ici, nous allons nous promener dans le grand centre commercial qui se trouve à côté. Et c’est relativement vite l’heure de MANGER. On ne fait que ça ici. Après un petit repas, les athlètes rentrent à l’hôtel tandis que les dames, elles, profitent des magasins. 

Repos, musique, et dodo. En fin d’après midi, nous partons pour un petit footing. Vers 17h, il fait déjà noir, nous rentrons donc dans la pénombre. Après une bonne douche nous voici parti, pour la Pasta party. 
Je ne suis pas réellement fan de ce genre d’event, mais là bas, c’était franchement le top ! Ma seule remarque, c’est pourquoi faire des plats plein de sauce hors que nous sommes 2 jours avant la course ? KESAKO? Sinon vraiment rien à dire, a part que la nourriture était délicieuse que les desserts étaient excellent aussi. 

Vendredi

Et ce sont toujours les deux mêmes que vous retrouverez le matin, pour un dernier essai des vélos et de leur dernière course à pied avant la course. 
Après cela, direction le petit déjeuner. Ensuite, avec Nicky et Oli, nous prenons la direction de l’essai natation. Il n’y a que un créneau d’une heure trente pour aller nager. En veille de course, c’est assez moyen. Mais dans ma tête, je ne m’en fait pas de trop. 

Nous arrivons à 10H et le speaker annonce la fin de la natation qui était prévue jusque 10H30. Nous voilà en train de courir en maillot vers le plan d’eau et on essaie de m’arrêter. D’un pas déterminé, je les mets en échec et c’est parti. L’eau est chaude. Hyper salée. C’est certain, la natation, c’est sans combi ! 

On nage 15 min à tout casser… genre 400 m, que nous devons déjà sortir de l’eau. Je suis en maillot, un 7 décembre dans la mer ! Certes du Barhein. Elle est juste extra ! Je parlais de la salaison de l’eau, car cela fait porter le nageur. J’ai une excellente glisse et ce sans vraiment forcer ! C’est vraiment dingue ! L’eau en bouche, enfin le sel, c’est pas plaisant mais niveau sensation ça envoie.

A la sortie de l’eau, j’entend le speaker nous dire que la température de l’eau est à 21°c et qu’il y aura la combinaison. A ce moment là, je regrette de ne pas avoir une sans manche histoire de me libérer les bras. Je pense que cela va être mon test 2019, un combi sans manche. 
Retour à l’hôtel, grignoter quelque chose au calme et se reposer. En attendant 16h, pour prendre le départ du parc à vélo et y déposer nos affaires. 

Les filles partent en avance car on prendra le départ sur nos vélos. Beaucoup sont déjà venus déposer leur machine. C’est une bonne chose car j’aime être tranquille dans le parc. Je n’ai pas d’appréhension, pas vraiment de stress. Me préoccupent de la place où se trouve mon vélo et mes sacs. Je m’exerce un peu à ne prendre que mes affaires et à courir vers mon vélo en essayant d’être déboussolé, comme après une grosse natation. 
Comme toute première fois, je rate le vélo. Ensuite, je compte et prends mes repères. Voilà, je retrouve mon petit loulou directement. Cool, ça va aller ce 70.3 de Bahrein.

Aujourd’hui, nous sommes le 7 décembre, c’est l’anniversaire de Yves. Nous allons donc prendre un petit verre en son honneur et ensuite c’est parti pour le repas des condamnés. Blanc de poulet, et riz pour tout le monde. Un menu qui n’est pas à la carte mais qui à été crée pour l’occasion. 

Le jour J 

3h00 du matin.

Avec un départ, à 6h30, je prends mon déjeuner tôt. Comme d’habitude au calme dans la chambre seul. Je suis déjà dans ma course. Finissant de préparer mes affaires, prêt en avance. Je pratique quelques étirements en attendant Marine qui est partie déjeuner.

Départ

Nous partons vers le parc, pour y déposer nos affaires. C’est réglé comme du papier à musique.
 
Je place mes chaussures et élastiques sur le vélo. Gourde, ok. Aero drink, c’est bon. Et là j’entends Solène me dire : – « julien, je peux avoir ta pompe ? la mienne est cassée » – « oui, tiens j’ai fini ». 2 min après, je la vois revenir. Panique à bord, me disant :  » tu saurais changer mon pneu j’ai crevé » –  » retire ta roue, j’arrive ». 

J’arrive devant son vélo, elle me tient la roue et là, il n’y a plus de valve. Aie! Je lui demande ses clés, ses pincettes pour essayer de faire pression sur le petit bout qu’il reste pour évacuer l’air. 
J’ai un bol monstre. Je la dégonfle à la main. Solène n’a pas le temps de retirer ses démontes pneu que j’ai retiré le pneu comme au boulot, et surtout j’ai déjà remis la chambre en place. Je contrôle son vélo et voilà que c’est bon. Solène est soulagée et embêtée de m’avoir dérangé dans ma préparation.  » No stress », je lui répète. Je pense que ça m’a permis de me changer un peu les idées aussi avant ce 70.3 de Bahrein.

The race 

On finit de se préparer, c’est les derniers instants avec Marine. Notre traditionnel  » bisou d’avant course « , un câlin et c’est parti pour accéder aux boxs de départ. 

Swim 

Je remonte assez loin car j’ai dans l’intention de partir dans la vague de 25-30 minutes. J’arrive à vraiment bien me placer à côté de Carla du club de Monaco. Elle avait fait une course équivalente à la mienne en Afrique du Sud, et elle nage très bien. Donc c’est bon. 
Nicky et Oli, sont venu avec moi. En attendant, j’entends que quelqu’un essaie de dépasser tout le monde pour prendre le départ devant. Je me retourne et qui je vois ! Jan Frodeno ! Que lui, en train de s’excuser au près de tout le monde pour aller devant. 

Voilà, le départ est donné. Nicky part dans la ligne devant, tandis que Oli part dans celle à l’arrière. Je descends les marches et je m’élance sans forcer car on va très vite se battre à la première bouée. Après un petit coup de pied de Nicky, je m’écarte et prends le lead des opérations. Je nage cool et sans forcer. Respirant tous les 2 temps, le soleil se lève face à moi. Pas cool. Je ne vois pas grand chose mais il me semble que je navigue pas trop mal. 
J’arrive assez vite de l’autre côté du parcours aux 2 bouées Ironman et je suis bouée après bouée… mais au bout de quelques minutes, je me sens seul. Je lève la tête et je vois des gens au bout. Soit je nage très mal soit j’ai remonté les meilleurs nageurs…

Impossible, mais ne voyant rien de se qui se passe sur ma gauche, je change mes temps de respiration et je remarque que beaucoup de participants sont entrain de couper à travers tout. Pas cool! 

Dernière bouée

Vu que j’ai nagé relativement seul toute la deuxième moitié de la partie natation, j’étais tranquille. À l’approche de la dernière, ça se bagarre. Les concurrents veulent se monter les uns sur les autres. Je prends un peu plus large et les laisse se bagarrer entre eux. J’essaie tant bien que mal de rejoindre le bord de l’eau avec le soleil qui se trouve bien en face. Après quelques tentatives de voir la berge, mais étant complètement aveuglé avec celui-ci, je renonce à regarder devant et nage à l’aveuglette. 

T1

Avant d’attaquer les escaliers, j’appuie sur ma montre. Pensant ne pas avoir appuyé, j’appuie de nouveau dessus. Je passe en mode vélo directement. J’arrive au dessus des escaliers et je retire assez vite ma combinaison. Mon sac est vraiment proche, et je fini de retirer mes affaires dans la rangées où se trouvent mes affaires. J’aurais du normalement aller sur une chaise mais vu que nous n’étions pas 50, ça n’a pas trop posé de problème. Ceinture à la taille, Je remets ma combinaison dans mon sac que je repends. 
Direction le vélo, à la façon des pros. Je cours avec mon casque à la main et je l’enfile en courant. Les secondes deviennent précieuses sur ce genre d’épreuves. Par la suite, vous comprendrez mieux. Arrivant à mon bike que je trouve directement, grâce à mes astuces dans le parc à vélo, je le chope et c’est parti ! 

Bike 

Marine m’encourage à la sortie du parc. La veille, on m’avait demandé si j’avais besoin d’informations. Temps, place, des concurrents à surveiller… Mais j’avais décliné la proposition gentiment car je n’avais pas étudié la concurrence.

Je savais que thomas (le fils de Nicky) serait un peu plus loin. Arrivé sur sa position, ça à été plus fort que moi. Lui demandant ma position, il me l’annonce. A mon étonnement, je me retrouve top 10 à la sortie d’eau en 28′. Je suis assez surpris car je ne pensais pas avoir si bien nagé que ça.

Roulant gaiement sur l’autoroute avec jusque là des concurrents bien en file, je remarque que ma cadence ne s’affiche pas, ni mes wattages… Je n’y prête pas trop attention, je pense surtout à être bien cadencé et de me réhydrater correctement. L’eau étant fort salée, elle laisse se drôle de goût dans la bouche.

Souvent sur un Ironman, on a du mal à finir au sucre mais après une telle dose de sel, je peux vous dire que j’avais pas envie d’un swandwich dinde. 
Je roule, et je n’ai toujours pas de cadence. Dernière tentative, je déconnecte le bluetooth de ma montre et le reconnecte mais rien ne fait. « Bon, on y va au talent » by Solène. Je me suis répétée quelques fois cette phrase. A certains moments, je compte mes tours minutes. Ayant l’habitude, ça me pose pas trop de problème.

On peut dire que ça roule bien, 40 – 45 km/h. Je peux dire que ça envoie. Je roule avec un anglais, qui s’amuse à me dépasser dans les descentes avec sa roue pleine et qui peine déjà dans les faibles montées. 
Arrivé au tiers du parcours, un groupe de coureurs me rattrape. C’est le peloton du tour de France. Nous arrivons sur des routes plus étroites pour cause de l’aller – retour du parcours. C’est assez difficile de se défaire de se groupe. Si j’ai mal pris un virage ou l’autre, je me retrouve sur l’arrière. Personne ne veut se défaire du groupe, il y en a qui se taille une bavette. Je remonte le groupe et plaçant quelques attaques pour partir et surtout ne pas prendre de pénalités. Les secondes sont précieuses mais les minutes sont d’or. J’essaie tant bien que mal mais j’ai l’impression que plus je lance plus ils relancent, et ainsi de suite.

Le circuit de F1 ! 

Le parcours vélo du 70.3 de Bahrein va attirer les rouleurs, les baroudeurs même, mais pour ce qui est du circuit de F1, c’est fantastique. J’ai déjà eu l’occasion de rouler sur celui de Mettet(bel) et cela donne de belles sensations.

Celui du Bahrein est très chouette. Les sensations sont décuplées et si tous ceux qui ont fait le choix des roues pleines avec le gros avions de chasse ont bien du mal à négocier les virages, je dois dire que pour ma part avec mon petit BMC je rigole assez bien. Et oui, le focus acheté en début d’année à du repartir à l’usine à cause d’un petit soucis alors j’ai dû revoir mes plans. 
Après le circuit, les arbitres commencent à arriver et la bizarrement tous ceux qui n’avaient pas envie de rouler sont parti en ligne par groupe de 3-4. C’est quand même roues dans roues.

Au dernier ravito, qui se trouve vers le kilomètre 60, je prends deux gourdes. Je ne remarque pas tout de suite qu’elles ne sont pas pleines. Ce n’est que 10 km plus tard que je m’aperçois être pratiquement à sec. Le soleil commence à taper et je vois que je suis un peu à court. De plus, n’ayant pas une super position sur le vélo, je commence à ressentir des douleurs, surtout sur l’arrière. Je prends la décision de ne pas forcer, car il reste un semi-marathon et j’aurais peut-être la chance de jouer ma course dessus. Oli revient sur moi, je vois qu’il est bien et c’est cool. Il continue à remonter sur ses concurrents.

Nous voici sur la fin du parcours, je descends du vélo et on m’annonce que je suis très proche du top 10. Ca va se jouer à pas grand chose. 

T2 

Je cours vers l’emplacement de mon vélo, et j’appuie sur la montre pour passer en transition 2 et qui se connecte ? Je vous le donne en mille, la pédale. Obligé de sourire un peu. Je vois Oli, qui prend la direction de son sac. Est ce que on se ferait pas une course ensemble. Elle aurait été encore plus belle cette course. 
Arrivé à mon sac, j’enfile chaussettes et chaussures mais j’ai des crampes d’estomac qui arrivent. Sûrement dues aux gels pris sur le vélo, et au manque d’eau. 

Run

C’est parti pour 21 km ! En Afrique du Sud, je m’étais vraiment amusé sur la partie course à pied. Et dernièrement, j’avais pris en vitesse, je me sentais de mieux en mieux. Secrètement, je vous avoue avoir rêvé de ce semi-marathon.
 
Je rêvais de soleil, d’un bonne météo et surtout de pouvoir arriver à courir rapidement en dessous des 4′ par kilomètre. Et d’afficher également mon meilleur chrono sur la distance. Certes, l’idée d’avoir des difficultés durant cette dernière partie m’avait effleurer l’esprit et je m’étais également préparé à souffrir.

C’est parti, je commence à courir. Je ne démarre pas trop vite pour ne pas me griller. A la montre s’affiche mon temps pour le premier km, 4’08! Trop rapide, mais je n’ai aucune difficulté. Une petite voix dans ma tête me dit  » Attention ! Il en reste 20! ».

Les kilomètres défilent assez vite, mais mon ventre ne me laisse pas vraiment de répit. Au tiers du parcours, je retrouve marine qui m’encourage et cela me donne de la force. Je serre les dents et je continue.
A certains moment du parcours, je croise olivier. On s’encourage. Ensuite c’est avec nicky. Eric arrive également dans cette partie. Je souffre de plus en plus et au vu de la chaleur je dois m’arrêter au ravito pour boire et essayer de me refroidir avec les éponges glacées.

A la fin de mon deuxième tours, j’ai des relants. Quelles sensations désagréables ! Continuant à courir et ne pouvant pas m’arrêter, je dégueule en courant. Ça fait plus de bien que de mal.
 
Je commence le troisième tour, et là je sais que je dois tout donner. Je savais que ça ne serait pas une partie de plaisir mais là je suis HS et il me reste un peu plus de 5km. Courant mais sans la possibilité d’accélérer, je résiste tant bien que mal. 

Voilà que les derniers kilomètres arrivent, un kilomètre. Je suis content très heureux de terminer. Me voici sur le tapis rouge, j’en profite un léger instant et file sur la finish line.
 
Après cette ligne, j’ai cherché l’ombre. Je ne pouvais tout simplement plus rester au soleil. Oli est arrivé quelques minutes avant moi. Il a fait une sacrée course !

Au tour de Nicky !

Nous attendons Nicky qui ne devrait plus tarder non plus. N’étant pas encore sorti du boxe d’arrivée j’en profite. Le voilà qu’il deboule, lui mieux que quiconque sait que ça peut se jouer a quelques secondes. Il passe la ligne et nous fait sa roulade traditionnelle. Sacré Nicky!

Direction, le ravitaillement, les massages et surtout la doudoune de finisher! Oui car nous sommes en plein hiver et il fait un peu frais… Bon là bas, il portent la doudoune de finisher fièrement !
 
Nous rejoignons nos supporters sur la ligne d’arrivée. Avec Marine, nous attendons l’arrivée de Solène, Eric et Yves.

Quelle aventure ! 

Cet Ironman 70.3 de Bahrein, ne m’aura pas laissé indifférent ! Le parcours sans réel dénivelé laisse parler la vitesse. Pour ma part, j’ai battu pratiquement tout mes records. 

4H21! 

Je suis très fier et très content même si ça ne se voit pas toujours sur mon visage. C’est vraiment un chrono incroyable. Certes je pensais avoir plus de facilité sur la partie course à pied de ce 70.3 de Bahrein mais la chaleur en a décidé autrement.

Pour la partie natation : 27’26
Pour la partie vélo : 2h17 pour 90 km,
ce qui donne pratiquement un 40 KM/H. 
Et pour la course à pied : je boucle les 21 km en 1h30.

Un beau chrono. Et surtout une 11ème place en catégorie 25-29.

Malheureusement, je n’aurais pas la même chance qu’à Vichy, où les slots étaient remontés jusqu’à moi. 
2018 aura vraiment été une année incroyable avec beaucoup de défis largement relevés. Avec Marine, nous devons maintenant nous tourner vers 2019 et ses nouvelles aventures. 

Remerciements

Je le dis bien souvent mais ce n’est jamais assez ! Un réel et généreux Merci ! Merci à tous ceux qui nous ont aidés et soutenu. Et il y en a tellement que je ne sais par ou commencer.

IRONAMAN 70.3 de Bahrein julien triathlete niilah marine tri triathlon

L’entourage

Les personnes présentes au souper, à tous ceux qui nous ont pris des galettes, les collègues, amis, mais aussi mon oncle et ma tante sans qui l’organisation du souper réalisé au mois de Mars n’aurait jamais pu avoir lieu.

Les coachs & les amis d’entrainement

IRONAMAN 70.3 de Bahrein julien triathlete niilah marine tri triathlon
Le groupe d’assaut du GTC à Bahrein

Tout d’abord, les coachs qui sont en or ! De m’avoir tant aidé, que cela soit pour trouver des sponsors en début d’année, me remonter le moral, quand je dis que je ne suis pas content de ma course. De m’engueuler pour me faire redescendre sur terre. Merci de me suivre, de me pousser et de croire en moi.

Les amis, surtout Olivier et Nicky ! Mes exemples de travail et de ne jamais rien lâcher. De toujours y croire. Merci.

Les entreprises

Nul aide n’est trop petite !

Je remercie toutes les entreprises, et leur personnel, qui ont répondu présents pour rendre cette année possible.

Marine

Je dois aussi remercier Marine sans qui je ne serais jamais arrivé au bout de tout cela. Elle me suit et me soutient continuellement. Me remonte le moral, et me pousse dans mes retranchements. Elle prend soin de moi et me pousse vers les sommets.