Ironman 70.3 de Vichy, édition 2017 – Lui


Lui, Test produit, Triathlon / mardi, septembre 5th, 2017

L’ironman 70.3 de Vichy est là ! Nous y sommes, enfin ! Cela fait plusieurs mois que j’attends cet instant. J’avais déjà participé à cette course l’année précédente. Certes avec quelques difficultés mais j’avais quand même terminé. L’édition de Vichy 2017, est pour moi une sorte de revanche que je dois prendre ! En tout cas, il n’est pas question de venir faire de la figuration.

Ces derniers mois , je n’ai malheureusement pas connu que des bonnes choses tant professionnellement que sportivement. Les deux sont liés. Le moral n’a pas toujours été  au beau fixe et quand il n’a pas été présent, c’était dur de tirer le positif des entraînements mais aussi des compétitions. Avec beaucoup de chance et de communication avec mes coachs, on ne laissera rien au hasard.

La préparation

Après un très gros hiver de préparation, pour l’Ironman 70.3 de Dubaï de Nicky, nous avons filé vers le printemps. Avec des courses, en dents de scie au niveau des sensations et des résultats. Le plus dur était à Inden, où les sensations n’étaient pas vraiment excellentes et où l’envie n’y était pas non plus. Les dernières courses avant de prendre la route vers Vichy sont correctes mais sans vraiment être au top. J’ai fait fort attention sur le promo d’Eupen, car les conditions climatiques sur la partie vélo étaient dangereuses.

 

Ironman 70.3 de Vichy

Bon trêve de plaisanterie, rentrons dans le vif du sujet. Nous prenons route vers le lieu dit mercredi matin. Sous le conseil des coachs, c’est Marine qui prendra le pilotage de la camionnette. Mais avant ça, je me réveille assez tôt pour cuire les gâteaux sports, et commencer à préparer les valises ainsi que tout le matériel qu’il faut charger. Après quelques heures à réaliser tout ça, nous voici sur la route.

L’année passée, j’avais porté des bas de compression quasiment tout le temps, j’avais peur avec la chaleur d’avoir des crampes. Et puis, les pros en utilisent, c’est que ça doit être bon! Je me rappelle très bien, cette douleur aiguë dans le bas du dos à la sortie de la natation qui m’avait perturbé à vélo et aussi à pied.

Après 300 kilomètres, cette douleur dans la fesse m’a rappelé à l’ordre plus vite qu’à mon tour. Directement, je les retires et je sens que la douleur disparaît légèrement. Ouf ! La route est longue jusque Vichy, mais ma pilote est au top ! Et ne veut pas me laisser le volant pour ne pas accumuler de la fatigue inutile.

Vichy

Si l’année passée nous avions réservé une chambre tardivement, et que nous nous étions retrouvé à 35 kilomètres, sur papier, du lieu de départ de la course; cette année, nous avons été prévoyants ! Nous avions réservé même avant que je ne sois inscris à la course. Même comme cela nous n’avions pas l’Hotel le plus proche. Notre logement se trouvera au parc Rive Gauche. Une petite chambre confortable, avec l’équipement nécessaire mais en double avec ce que nous avions apporté.

La fin de journée va être consacrée au repos et à tout préparer pour ne plus penser qu’à la course les jours suivants. Le repos sera bien mérité. La chaleur est déjà fortement présente et pourtant nous sommes en fin d’après midi. Avec cette chaleur, les nuits ne vont pas vraiment être de tout repos.

Jeudi

Au programme, une sortie vélo cool et une petite sortie natation au calme. S’en suivra le retrait des dossard et d’un tour souvenir dans le Ironshop et sur l’expo.

La journée ne démarre pas vraiment comme nous l’avions prévu, Marine avait envie de parcourir l’entièreté du parcours vélo dans la matinée mais le manque de sommeil et la petit pluie que nous essuyons nous ordonnera de rester au lit pour nous reposer. Nous ne prendrons que la direction de la piscine en fin de matinée et ce même si le ciel est couvert. A mon grand étonnement, au bord de la piscine extérieur, il fait doux, voir bon ! Le plaisir ! Nous nagerons durant une bonne heure entourés de triathlètes venus d’un peu partout.

Durant l’après midi, on se dirigera vers l’expo pour retirer rapidement les dossards et pouvoir aller rouler ensuite en fin d’après midi.

Vendredi

Au réveil, c’est toujours la même petite pluie pas désagréable qui nous rafraîchi. Aujourd’hui, Marine partira sur les 93 km du parcours de Vichy pendant que je ferais mes exercices sur le départ du parcours à vélo, suivi d’une légère course à pied. Tandis que Marine est toujours sur le tour, j’en profiterais pour aller nager une dernière fois. Ensuite je prendrais la direction du parcours vélo afin de reconnaître les pièges qui pourraient se présenter à moi. Beaucoup de triathlètes sont venus également faire leur repérage. Après ce petit tour, je rejoindrais Marine à notre appartement pour que nous puissions manger ensemble. Ensuite, je piquerais un petit somme pendant qu’elle ira à l’entrainement de natation.

Une fois ma sieste terminée et l’entrainement de Marine également, nous prendrons la route pour aller déposer mon vélo et mes sacs dans la zone de transition. Pendant ce temps là, c’est la réunion Insta vichiste près du logo Ironman. Marine y file mais vu que nous sommes en retard à cause des derniers réglages sur mon vélo, je prends la direction du parc directement.

La zone de transition de vichy

Une fois rentré avec mon matériel, j’entends que l’on ne peut pas ressortir avec nos équipements amovibles, c’est à dire, gourde – chaussures – casque, heureusement je n’avais rien pris de tout ça. Je cherche ma place dans le parc, je suis à l’entrée de la rangée, super ça m’a l’air facile. Même si je préférais être à la sortie. C’est quelques choses que j’ai remarqué, il n’y a pas longtemps. Le fait d’avoir plus de temps pour repérer son vélo, le porter moins longtemps sont des petits choses qui peuvent faire gagner de précieuses secondes.

Après l’avoir placé, je file au rack pour déposer mes sacs. Là aussi, c’est très simple je suis au bout de la rangée. C’est simple à retenir cette année. Tout est en place, alors je file rejoindre Marine et nos amis instagram. Petite photo pour immortaliser le tout. Pour terminer, je me dépêcherais d’aller retirer ma swimskin sur le stand Huub, je la prendrais si l’organisation n’autorise pas le port de la combinaison.

La pasta party ne nous avait pas laissé un excellent souvenir. Alors nous avons préféré l’éviter pour passer une petite soirée au calme. Ce fût pareil pour le brief d’avant course. C’est toujours la même chose, et la seule chose qui m’aurait intéressé, le port de la combinaison, ne sera déterminé qu’au petit matin. Donc direction l’appartement pour y passer une soirée au calme et essayer de se reposer. Ce qui me sera complètement impossible, j’ai chaud à un tel point que je suis impossible de fermer l’œil avant 2h29. Super il me reste moins d’une heure avant de me lever pour déjeuner.

Vichy 2017 – Ironman 70.3

The raceday

« Chat, je suis désolé ! je me suis rendormie !  »  » je ne t’ai pas réveillé !  » sont les 2 premières phrases que j’entends en ouvrant difficilement un œil. Me le répétant deux ou trois fois, je calme Marine un peu en panique en lui demandant l’heure. 3h45 ! Bon ça va aller tracasse. Le stress n’apporte rien de bon ! Et puis, je sais que je suis ici pour aller à la guerre.

Directement, je commence par attraper ma bouteille d’eau. Pour ce qui est du petit déjeuner, c’est toujours le même. C’est un peu le rituel des grands jours. 4h05, nous finissons notre déjeuner et je termine de préparer mes affaires. Comme nous sommes proches du lieu de départ, nous ne perdons pas trop de temps dans les déplacements.

Préparation

6h05, je suis devant mon vélo, on annonce au micro que la combinaison ne sera pas autorisée. Je me dis :  » cool  » ! Parce que si le dicton dit  » à Vichy tu cuis  » apparemment c’est aussi  » Vichy sans combi ». La nuit est encore fort présente. Même si les halogènes tournent à plein régime pour nous éclairer, je regarde à 2 fois à ce que je fais. La pression de mes pneus, les gourdes que je remplis, les barres que je colle. Je suis serein. C’est peut-être ce qui m’effraie le plus sur cet Ironman 70.3 de vichy. Je retourne à mes sacs pour voir que tout est bien dedans. Super, je suis prêt à aller à la guerre. Je n’ai jamais été aussi prêt à accomplir ma mission.

Le rolling start

#teamsupport Ironman 70.3 2017 Vichy 2fortriMe voilà prêt à prendre le départ. Marine m’attend. Rituel d’avant course, notre bisous ! Une petit photo pour immortaliser ça et puis c’est parti. Je vais me placer derrière la première vague. Bon nageur mais pas non plus excellent, je décide de me placer derrière le 29 min. J’estime que c’est une place légitime. Certains se placent devant et en les voyant je doute fort qu’ils aient compris le sens du rolling start. C’est rien ! Je perdrais un peu de temps mais eux vont perdre de l’énergie car je ne suis pas venu à Vichy pour être gentil. Je ne me ferais plus prendre au piège comme l’année passée. Si je ne sais pas passer, je te passerais dessus.

« Bip, un silence, bip, un silence »

Le bruit se rapprochant. C’est à moi. Voilà mon tour ! C’est jour de fête à Vichy ! Au moment de m’élancer, je cours un peu en arrière des 2 autres qui partent en même temps que moi, et je saute dans l’Allier. La sensation de la swimskin est dingue ! Les 500 premiers mètres, je suis bien et je ne regarde même pas la direction que je dois prendre, tout façon c’est tout droit. Arrivé à 100 mètres du turn point, je reviens assez vite sur le groupe devant, je dépasse. Ah enfin ! Au moment où je m’apprête à les dépasser je sens que l’on vient me chatouiller les pieds. Je lui fait comprendre subtilement que je n’apprécie pas cette attitude. Un coup de 45 tu as déjà eu ? Tu n’en redemandes pas ? C’est bien ce qu’il me semblait.

Au retour, je me fixe l’objectif d’aller rechercher le groupe devant mais pas moyen. On nage de la même façon. Au 1000 m, je suis content car les sensations de glisses sont incroyables, je m’étonne d’avoir si facile. 1500 cool, bientôt fini. Un moment se passe, et je commence à trouver ça long, je me retrouve juste avant la tour. Bon aller c’est fini, je me dirige vers la sortie. 31 minutes à ma montre. C’est pas ce que j’espérais mais ça va. C’est pratiquement 2 min de gagné par rapport à l’année passée.

La Transtion 1

Là petit signe à Marine, et je file chercher mon sac. Je me change aussi vite que je peux et part avec mes affaires en main. Un peu comme les pros. Au moment d’arriver, à mon vélo le cameraman me suit. J’embarque ma machine et là quoi ?! Il est devant moi ! Fous-moi le camps ! Mec t’es gentil mais je suis pas venu ici pour les photos et je file vers la sortie du parc à vélo.

Le vélo

Comme à mon habitude, je cours et je saute sur mon vélo mais voila que la languette pour fermer ma chaussure n’est plus à sa place. Le truc que je n’ai pas vérifié avant de prendre le départ. Bon temps bien que mal j’arrive à la remettre en place. Je pars ensuite sur les chapeaux de roues ! Je connais les 10 premiers km comme ma poche. Après une longue étude des virages, pour savoir quand et ou mettre le coup de pédale qui fera la différence.

Jusqu’au virage en angle droit, il n’y a plus vraiment de gros danger avant quelques kilomètres. J’ai mis la patate pour m’extirper du groupe de départ et je roule seul, jusqu’au 25 ième. Où je serais un peu dépassé. Très vite je reviens sur un groupe, dans lequel 2 ou 3 vélos de route se trouvent. Apparemment ils posent problème aux autres, car ils relancent plus facilement que les grosses machines derniers cris qui sont avec eux. Moi, j’ai décidé de pousser mais la route est étroite et ce n’est pas évident de dépasser. Alors dans ce groupe, ça gueule et dans toutes langues.

Où cela devient plus large, j’essaie de sortir pour continuer mon petit bonhomme de chemin, derrière, ça veut sauter dans ma roue. Nous arrivons très vite dans le village de Maringue. Mauvais souvenir, c’est juste après ce village que mon épaule est rentré en contact avec le sol brûlant.

Maringue

C’est un très joli petit village, typique d’auvergne,  dans lequel il doit être fantastique de s’arrêter pour y prendre quelques jours de repos. Où de venir admirer les athlètes du weekend. La caractéristique de ce village, ce sont ces ruelles en angle droit et surtout cette très belle fontaine.

Passé ce village, je croise les 2 personnes à qui j’avais offert un spectacle à couper le souffle l’année précédente. Je ne m’éternise pas et je fonce ! Le ballet des motos commence. Alors on a pas de place, mais les motos s’invitent à la fête. On est 3 de front.

Ca commence à se décanter. Je fais toujours bien attention de ne pas me remettre devant quelqu’un trop vite et voir à rouler à gauche. A ce moment la, je dépasse des Bus, des trains. Un groupe de 20 coureurs. Le référé qui siffle mais aucune pénalité n’est donnée.

Arrivé au deuxième ravito, vers le kilomètre 50, j’ai de nouveau la blague d’avoir de la flotte dans ma bouteille. Je roule. La moto me dépasse et je suis seul. Devant qui est ce que je me retrouve? Le casse pied de cycliste, interpellé par l’arbitre. Je le dépasse parce que ça discute. J’entends la moto. Carton bleu ! Attend c’est une blague. Je fais super gaffe et je me prends une pénalité. En plus ce réf vient d’apparaitre de nulle part. On avait un homme qui avait 40 ou 50 ans et la, c’est une demoiselle de 20-25 qui avait jamais du faire de triathlon de toute sa vie.

Dans le passé, j’ai pratiqué le hockey sur glace. Ca m’a appris que la décision d’un référé n’est jamais contestable. Naturellement, je lui demande pourquoi ?  » Pour drafting  ! « , je lui rétorque  » et où », au 40 ième kilomètre. Un regard sur ma montre, je suis à plus de 55 kilomètres pratiquement…

Dans ma tête

Certes, j’étais venu pour faire un meilleur résultat que l’année d’avant mais je suis surtout venu ici pour essayer d’avoir un place pour les championnats du monde. Je calcule, 3 minutes à reprendre sur 35 kilomètres. Avec les montées. Ca va être dur. Deux solutions s’offre à moi; la première, je rentre, cool, je suis à la limite de tout envoyé balader. La deuxième, si je récupère 10 secondes par kilomètre, je peux arriver à reprendre ce temps. J’ai choisi de faire la guerre sur mon vélo.

Fin du parcours à vélo

Parti à bloc, je commence à revenir sur des dossards verts. Un, puis un deuxième… Bizarre. Nos dossards sont jaunes ou mauves. WPRO. Attendez, je rattrape des femmes pros. Oh putain, je remets un coup de pédale. Je décide de passer toutes les bosses à fond toute façon, La pénalité fera sorte de récupération. Mettant la gomme, je passe les bois à grande vitesse et je reprends ceux qui en on un peu trop donné auparavant.

Durant la dernière partie du parcours, j’ai une pointe au ventre. Un coup de poignard. Je devrais m’arrêter mais je ne peux pas. Perdre du temps ce n’est pas permis aujourd’hui. J’ai la vessile pleine. Une fois assis ça va car la selle bloque l’envie mais dans les relances ou en danseuse c’est horrible. Il faut que je trouve le moyen de me vider sans m’arrêter. Psychologiquement prêt à me pisser dessus mais physiquement je suis pas certain. Assis c’est impossible ! Je me lève et essaie un petit peu, je m’arrose d’eau. Je pense que c’est passé. Deux minutes plus tard rebelotte. Si la fois précédente j’avais regardé à n’avoir personne derrière. Là je n’ai pas eu le temps une fois mon cul levé de ma selle, c’est l’explosion. Bon ben ça c’est fait ! Je vide ma bouteille d’eau et je continue à fond.

Transition 2

Je termine le vélo et Marine me crie mon temps. Directement, je prends la direction de la penality box, criant mon numéro. La prison est de 5 min. Dégoûté, le coup au moral. Là je prend un gel, réalise quelques étirements. Peut-être aurais-je des supers jambes comme Mr Van lierde quand il a pris une pénalité et qu’il est allé gagner ensuite. Oui sauf que lui il sait courir, moi pas vraiment. Une fois les 5 min passées, je me dirige vers l’endroit où je dois laisser mon vélo et file chercher mon sac. Chaussettes casquette lunette pipettes, tout y est.

Le semi marathon, autour de l’allier

Départ 4:20min/km, ça va. Je me ravitaille bien car avec cette chaleur c’est dur. Je pensais que ma course à pied serait franchement meilleure. Est ce que c’est parce que c’est fort couvert que la montre ne capte pas très bien je ne sais pas. Ma montre m’indique des temps à vomir. J’essaie de lever la jambe devant mais elle est un peu raide. La vitesse que j’espérais n’arrive qu’au milieu du premier tour. Elle passe même sous les 4:00 min /km. Directement, je lève un peu le pied ne voulant pas me griller pour le 2 ème tour.

Au deuxieme tour, je réessaie la même technique voir si ça marche. J’ai beaucoup de mal à ce que ma montre m’indique une vitesse stable. Sur le retour, j’y vais kilomètre par kilomètre en essayant de mettre du rythme. Le dernier pont me semble dur, je m’attendais vraiment à faire une meilleur partie pédestre. Je n’arrive pas à accélérer. Ce qui me freine sont les ravitaillements. On arrive dans le finish. Là, je suis heureux. Je me rends seulement compte que je n’ai pas d’indication de ma place au général. Est ce si mauvais que ça ? Bon avec 5 min ça doit être dégeulasse. On verra bien. Je fonce jusque l’arche, car quelques secondes peuvent faire jouer en ma faveur d’une place.

Résultat

4h31’12, je termine ce 70.3 de Vichy avec presque 15 minutes de mieux. Heureux. Je regarde le chrono et je me dis que 5 min de moins, ça fait un putain de chrono. Sachant que 2 mois plus tôt, c’était Inden, qui est raboté de quelques kilomètres et que je termine en 4h27.

Ensuite, je vais commencer à lire tous les messages de mes amis sur les réseaux sociaux à qui j’explique brièvement la course. Je suis heureux et triste en même temps. Je vois que je suis 21 ième actuellement. Avec 5 minutes de moins, c’était un top 10 assuré.

La question du slot arrive

Aurais-je un slot ? Est-ce que je mérite un slot ? J’ai toute une série de questions qui me passent par la tête. Je vais répondre à la première question la deuxième je vous laisse y répondre dans les commentaires.

Après la course

Je retrouve des amis qui faisaient pour la première fois Vichy 70.3 et avec qui je discute et partage la course. Je retrouve Marine, à la sortie du parc. Comme nous ne sommes pas loin, on va se diriger vers l’hotel, prendre une bonne douche mettre sécher les équipements etc, et se poser 5 minutes.

Marine participe à l’IronGirl à 18h. La remise des slots est à 17h15. Est-ce que j’y vais? Franchement, est-ce que ça vaut la peine? !

Nous arrivons tard sur l’expo, mais sans pression car je suis dans les derniers groupes d’âges cités. L’heure avance, et Marine doit aller à sa course. Je lui souhaite bonne chance et lui propose de l’accompagner. Son refus catégorique me donne un peu d’espoir dans le faite que j’ai peut-être une chance d’approcher le Graal. La voici partie depuis quelques minutes que je regrette de ne pas aller avec elle. De nombreuses pensées me traverse l’esprit,  » rater la course de marine pour quelques choses que je n’aurais sans doute pas … ». Et cela revient et revient en boucle dans ma tête. C’est quand je suis à deux doigt de me diriger vers la finish line de Marine que j’entends que l’on va commencer ma catégorie.

Slot allocation de vichy

Franchement, à Jonkoping, on avait calculé et écouté toutes les personnes qui prenaient un slot pour l’Afrique. Ici, je n’ai rien compté. Le commentateur annonce 5 Slots. Mes yeux se sont ouvert si grand que je pouvais voir derrière moi.

Il annonce le premier, qui ne se trouve pas là. J’avais jeté un oeil sur le classement et j’étais pratiquement certains que les trois premiers prendraient. Et bien, non ! woaw ! Le 4, le 5 le 6 sont appelés mais rien. C’est seulement le 7 ième qui lèvera la main pour aller en Afrique. Bon il reste 4 slots pour 14 personnes avant que ça soit à moi. Les gens se suivent, certains lèvent la main d’autres ne sont pas présents. Le 18 ième prends le 4ème slots. Dans ma tête, j’espère que ça passe. Le 19 est muet. Un « non » et c’est un « oui » ! Le 20 ième, une fois, 2 fois, 3 fois. Oui, c’est moi le 21 ! J’ai le slot. Réellement, je ne pense pas qu’il ait été jusqu’à la fin de mon prénom que j’étais déjà dans la file.

Une fois les papiers signés, je me rends le plus vite possible pour voir Marine à son arrivée. J’arrive à prendre vite quelques clichés.

Pour lui annoncer, je l’embrouille un peu et je lui pose des questions sur sa course. Après un petit passage aux toilettes, elle revient vers moi, et je lui tend la pièce. Je pense que je n’oublierai jamais son regard, son visage qui reste subjugué devant cette petite pièce qui a une telle valeur. Durant plusieurs minutes, on se prend dans les bras, on rit, on pleure de joie. Et surtout on va en Afrique du Sud !