Dernière ligne droite avant le 70.3 du Luxembourg avec le triathlon de l’Eau d’Heure!


Course, Elle, Triathlon / samedi, juin 9th, 2018

Dernière course avant le 70.3 du Luxembourg avec le Triathlon des Lacs de l’Eau d’Heure. C’est d’ailleurs la troisième année que j’y participe, donc pas trop de stress. J’essaye de faire mon récit de course sans trop trainer pour vous relater ça de la manière la plus juste possible.

• AVANT LA COURSE •

Deux jours avant la course, nous avons reçu un joli mail de la fédération. Comment vous dire que celui-ci m’a mis hors de moi? Je trouve que c’est important d’en parler, même si ça ne fait pas partie de mon récit de course à 100%. Cependant, ça rejoint un point que j’aborderais plus bas. Je ne voulais pas vous copier l’entièreté du mail mais plutôt quelques passages. Seulement, en le relisant, tout me semble déplacé, donc je vous le mets ci-dessous.

« A maintes reprises déjà, nous vous demandions de respecter les directives lors de votre inscription aux épreuves.

Malgré ces recommandations, certains n’en font encore qu’à leur tête !

Je prends en exemple les inscriptions aux différents triathlons des Lacs de l’Eau d’Heure qui auront lieu ce week-end. Nous constatons des erreurs flagrantes de la part de l’athlète où les initiales (nom) du club ne sont pas respectées, le numéro de licence est mal rédigé (H/M – D/F) ou carrément absent, ainsi que d’autres renseignements de base demandés dans le formulaire !!!

Vous n’imaginez pas le travail supplémentaire ET inutile que cela engendre et qui serait évité SI vous aviez pris le temps nécessaire de remplir correctement le formulaire d’inscription en consultant votre licence pour vous assurer de ne pas vous tromper.

Dès lors, il ne faudra pas venir vous plaindre de ne pas avoir été retenu au classement du challenge car le programme informatique est relié directement à la base de données LBFTD.

Si le logiciel ne trouve pas de correspondance entre votre nom (mal orthographié), votre N° de licence (incomplet), les initiales de votre club (lorsqu’elles sont renseignées), … ne soyez pas frustré de ne pas apparaître à la bonne place ou pas du tout dans le classement.

Je demande à tous et toutes un investissement individuel en contribuant à l’évolution de notre sport et cela commence par le respect des règles.

Merci d’avance pour votre compréhension, »

Je vous parle de ceci car ce mail a été envoyé à tout le monde. Dans le doute, j’ai vérifié que mon inscription était complète et ne comportait pas d’erreur d’encodage (on ne sait jamais)!

En dehors de ça, je trouve ce mail un peu agressif et surtout j’avais l’impression d’être considérée comme un enfant de primaire qui n’était pas capable d’apporter sa boite à tartines le midi et qui dès lors, n’avait pas à se plaindre de ne rien avoir à manger.

Personnellement (après, ça ne tient qu’à moi), j’estime, quand je reçois ce genre de mail, que l’organisme qui est derrière soit irréprochable dans ses procédures d’inscriptions, documents à compléter, présence sur les courses, etc…

Je termine donc cette parenthèse ici, ça ne sert à rien de s’y attarder plus longtemps pour le mail. Mais vous comprendrez plus bas, pourquoi j’en parle, par rapport à cette course. Et aussi en vrai c’est juste que ça m’a un peu saoulé. Ça n’empêche que je sais que la ligue fait des efforts pour s’améliorer et qu’ils n’ont pas forcément les moyens de mettre en place tout ce qu’ils veulent.

• TRIATHLON DES LACS DE L’EAU D’HEURE: JOUR J •

C’est le jour J! On est heureux fatigués, le réveil sonne et on se prépare tant bien que mal. On voulait partir plus tôt mais on préférait dormir un peu plus, même si ce n’est que 30 minutes. Ouverture des tentures et whaaaat? Plein de brouillard! Non mais sérieux?

On espère donc tant bien que mal que le brouillard va se lever. Chez nous il n’est pas encore trop épais, mais lorsque nous prenons la route vers les barrages et bien… c’est pire! Pas de panique…

Cette année (pour (re)lire le CR de l’année passée, c’est par ici), la prairie en face de la plate taille est ouverte et disponible pour s’y garer. Ouf, nous ne devrons pas aller nous garer trop loin. Chaque année nous avons eu de la chance car nous avions trouvé une place à l’ombre et proche de la course. Donc finalement on a bien fait de dormir un peu plus!

• H-1 •

Nous arrivons sur le site pour aller chercher nos dossards et.. misère, le lac est complètement rempli de brouillard. Ok, ça va être sympa pour nager! Je commence à penser à l’histoire que Vanessa m’avait raconté (il me semble que c’est elle en tout cas). Cette histoire, je n’ose pas la raconter aux copines qui sont là haha.

Sur une course un jour (en France) un gars à nagé pendant 3 heures, car le brouillard est tombé d’un coup et les organisateurs n’ont pas retrouvé le mec en question. Bonjour le flippe!

On récupère les dossards et on prends tout pour aller dans le parc à vélos. On entre dans le parc et une première chose m’intrigue: ce sont des organisateurs qui vérifient les vélos et non pas des arbitres. Bon ok… passons!

Une fois dans le parc à vélos, je remarque plein de sac. Pour avoir lu le règlement de la ligue, il faut un bac et les sacs de sont pas autorisés. Je m’en vais retrouver une copine de Decathlon, qui était arbitre au sein de la ligue (je ne sais pas si elle l’est toujours) et qui d’ailleurs a pu rentrer avec le sac de transitions Aptonia. Elle m’indique qu’en fait… il n’y a pas d’arbitres! La, je vais pas vous mentir, ça m’énerve un peu mais je n’y pense plus trop. Il faut que je me concentre pour la course!

Je termine de préparer ma zone de transitions, je rejoins Julien, petit bisou d’avant course au cas où je ne le retrouve pas au départ. Même si les hommes partent 10 minutes avant nous je ne sais pas si dans la foule pour entrer dans l’eau je le retrouverais.

Combi à moitié enfilée, direction le point de départ!

– NATATION – 

On nous annonce une eau à 18 degrés. Mouai. Les deux dernières années, elle était quand même annoncée à « 15 » au bord de l’eau quoi. Un peu plus loin ça chutait vite à 12 ou 13 degrés pas plus. Pour avoir nagé dans une eau à 19 degrés à Geel, je peux vous dire qu’elle n’était pas à 18. Mais plutôt vers 15 – 16. C’était quand même plus chaud que les années précédentes!

Je rentre dans l’eau à mon aise pour être sure d’avoir le temps de me positionner comme j’ai envie et me mettre à la température de l’eau. Je suis sur le départ avec Perrine, qui réalise sont deuxième triathlon en eau libre! On discute, on rigole, et on se souhaite bonne merde! Le coup de départ est donné, il est temps de s’y mettre!

Top départ, boum, je me suis mise sur la droite pour ne pas devoir trop dévier pour passer la bouée droit devant nous. Je pars en 9 temps, comme d’habitude, pour essayer de me sortir du plus gros de la masse. Je me suis peut être mise trop à droite car je vois la tête de groupe se détacher sur ma gauche. Bah, pas grave, au moins je nage tranquille sur « ma ligne ». Pas de coup, personne pour m’embêter.

Quand le départ est donné au moment où je veux respirer je vois une sorte de petite vague arriver sur moi. Les filles devant nagent peut être fort mais… pas à ce point là?! Non en fait c’est un bateau. Merci les gars, c’est toujours agréable les petites vagues et le diesel!

Je nage, je me sens bien, l’eau n’est pas trop froide (à marquer d’une croix rouge au calendrier les gars) et l’eau n’est pas trop dégueulasse. Bonheur pour nous: le brouillard s’est complètement levé et le soleil nous dit bonjour. OUF!

Je m’en sors pas trop mal. Encore une fois, pour le sous entrainement en nat, je suis contente. Je bipe la montre en sortant de l’eau en 00:09:35 avec 515m au compteur. J’ai nagé bien droit, et ça, ça me fait plaisir! L’année passée, je clôturait en 00:11:22 mais avec 609m! Je nage donc à la même allure (1’52/100m), mais plus droit!

Natation triathlon des lacs de l'eau d'heure 2fortri Marine

– TRANSITION 1 –

Je sors de l’eau, je bipe la montre. J’essaye toujours de le faire directement pour avoir le temps le plus juste possible sur ma natation. Même si je ne vise pas la performance sur la course en général, j’aime voir mes améliorations! J’essaye d’attraper ma lichette mais je l’ai attachée en bas de la tirette et je n’ai pas l’habitude. Je galère un peu à la trouver MAIS la combinaison est tellement facile à enlever qu’en 3 mouvements c’est torché. Je l’abaisse un peu, je relève mes lunettes pour dire d’y voir quelque chose et je rentre dans le parc.

Heureusement que les filles ont regardé où elles étaient dans le parc car du coup j’ai regardé aussi. C’est marrant parce que je me suis dit « mais enfin, c’est dingue que t’y ai pas pensé ». J’ai repéré où j’étais à peu près dans la rangée, mais je n’ai pas fait attention à la rangée! Heureusement que les copines sont là! Elles m’ont sauvé la mise, sans le savoir haha!

Je rentre donc dans le parc à vélo, et entame ma transition. J’essaye de ne pas trop trainer évidemment. Je sors 00:02:39 et l’année passée en 00:02:11. Encore une fois je regarde les chronos de ma montre. Les parcs étaient un peu différents cette année-ci donc j’ai un peu de mal à quantifier si la distance était différente ou si j’ai trainé un peu plus. Mais pas bien grave! Il est temps de se concentrer pour partir en vélo!

– VÉLO –

C’est parti pour quelques petites bosses et descentes. Cette année, le parcours est décalé de 1km pour éviter les demi-tours en descente (et les chaines qui déraillent et qui croquent…). Je sors de la zone de transition et je m’élance sur le vélo. J’essaye de partir à fond mais de faire gaffe car j’ai décidé de ne prendre que de l’eau sur ma course. Je connais le parcours donc je sais à quoi m’attendre. Je commence à pousser un peu et je rattrape quelques personnes (hommes, femmes, peu importe). J’essaye de garder un bon rythme, de ne pas ralentir ou me dire « je mouline, je ceci, je cela ». Non tu donnes tout ce que tu as et point barre.

Premier turn point, après c’est assez roulant. Descente, pont, grosse descente, puis petites montées. Mais si je gère bien les descentes, je devrais moins pousser dans les montées. Alors j’y vais caisse. Je roule, je roule. Je me dis que ça me ferait vraiment plaisir de faire un bon vélo. Deuxième turn point. On repart. Du coup dans l’autre sens il y a quelques petites bosses aussi, notamment celle pour arriver à la plate taille, juste avant le barrage.

Et elle pique. Elle pique encore plus que tu sais que tu la montes encore une fois avant de rentrer dans le parc à vélo. Ne parlons pas du fait que ceux qui font la distance olympique la montante 3 fois. 3 fois le petit poggio aussi d’ailleurs. Mais bon, je m’égare.

Je monte la première fois cette petite côte. Elle est pas si terrible, c’est juste que voila… Heureusement que les supporters sont dans cette côte d’ailleurs, ça permet, avec le boost au moral, de la monter plus vite! Je rapasse le barrage et repart pour un deuxième et dernier tour. Aux turn point je croise Noëmie et Perrine qui ne sont pas très loin. Je sais qu’elles vont revenir sur moi assez vite. Si ce n’est pas en vélo, ce sera à pied et ça me fait plaisir pour elles d’ailleurs! Je donne tout ce que j’ai dans ce dernier tour. Plus vite je roule, plus vite je pose le vélo!

En parlant de rouler vite, j’ai eu le plaisir de croiser quelques pelotons. Sur une course avec drafting interdit c’est quand même ballot. Evidemment, comme il n’y avait pas d’arbitres, c’était vraiment l’anarchie. Sans compter ceux qui se rabattaient trop tôt, décalaient assez tard, roulaient à gauche…

Je clôture donc ces 19,53km (à la montre) en 00:39:26 contre 00:51:24 mais pour 22,05km au compteur l’année passée. Même si j’ai un peu moins de kilomètres ici, j’ai quand même vachement mieux rouler et ça j’en suis super contente! J’étais déjà contente de mon vélo l’année passée, du coup encore plus cette année! En 2017 j’avais fait mon vélo à du 25,7 km/h contre 29,7 cette année! Quel progrès! Très heureuse!

– TRANSITION 2 –

Je pose le tout au parc à vélo. Je ne me sens pas super bien et à un moment sur le vélo j’ai cru que j’allais défaillir. D’habitude je prends une compote en sortant de l’eau mais ici je n’ai rien pris. Est-ce que c’est ça? L’adrénaline? La chaleur? Aucune idée. Mais il faut bien continuer!

J’enfile mes chaussettes, mes baskets, ma visière et… Oh je boirais bien une petite gorgée car j’en ai bien besoin… et je pars! 00:01:15 pour ma transition (à la montre) et 00:02:11 pour la transition 2 de l’année passée. Pas mal finalement! (mais il y avait plus à courir l’année passée je pense sur la transition).

– COURSE À PIED –

C’est parti pour 5 kilomètres! Au triathlon des Lacs de l’Eau d’heure, c’est la partie que je préfère le moins. Je trouve que le parcours à pied n’a pas l’air difficile. Mais il n’en a que l’air. En fait ce sont beaucoup de petites relances et un chemin où j’ai du mal à prendre des points de repères. Donc je ne sais pas où j’en suis et j’ai du mal à quantifier ce qu’il me reste à parcourir.

Je pars donc piano. Il me fait du temps pour me remettre du vélo et pour me caler sur mon rythme. Je ne suis pas très rapide à pied mais j’ai quand même fait pas mal de progrès et je suis donc plus sereine sur les courses. Perrine et Noémie reviennent sur moi dès le départ de la course à pied. C’est top car ça me permet de les encourager et vice versa! Merci les filles! Ça m’a fait du bien en tout cas de vous croiser!

Le moteur a du mal à se mettre en marche. Les jambes sont lourdes, le parcours ne me plait pas trop mais il faut bien le finir. Une demoiselle me dépasse et me lance un « en tout cas, vous roulez super bien mademoiselle ». Merci!! Je la remercie et puis, la petite marine qui a moins confiance se sent obligée de se justifier « c’est parce que je cours moins vite ». C’est difficile de se dire que quand on nous complimente, on a pas à se justifier. Juste dire merci et accepter le fait qu’on soit capable de faire quelque chose, c’est bien aussi. Donc merci mademoiselle pour ce gentil compliment et vos encouragements!

Triathlon des lacs de l'eau d'heure promo marine 2fortri triathlon charleroi

J’arrive au turn point et j’en profite pour boire un peu et me rafraichir car la chaleur me pèse. Ensuite je repars. Aller, on lache rien! Plusieurs fois j’ai eu envie de m’arrêter et de marcher un peu. Mais non! L’année passée je m’étais arrêtée 3 ou 4 fois facilement.

Malgré les points de côtés, je lâche rien. J’y suis presque! On sors du bois et je vois la ligne d’arrivée au loin! Je n’ose pas regarder ma montre. Je ne sais pas à quelle allure je cours, ni en combien de temps je vais clôturer ma course. J’espère juste terminer sans rien lâcher et en me sentant bien.

Je termine la course à pied (4,74km) en 00:26:56 contre 00:29:59 l’année passée pour 4,66km! Soit du 6’26/km l’année passée et du 5’41/km pour cette année! Quel progrès! Je suis heureuse! Non seulement je ne me suis pas arrêtée mais en plus j’ai mieux couru!

• AFTER RACE •

Au final, je clôture ma course en 01:19:59 contre 01:37:08 (temps à la montre) l’année passée! Je suis super contente (quoi, je l’ai déjà dit?) car les sensations sont meilleures et je me suis améliorée par rapport à l’année passée! Par contre le manque d’arbitres sur la course… me laissera un petit gout amère.

C’est en effet une course challenge puisque Ladies Cup. Les vélos sont contrôlés à l’entrée du parc par l’organisation, ainsi qu’à la sortie. Ça pas de soucis (contrairement à Geel). Par contre, sur la course, ça roule en peloton et ça draft. En course à pied des personnes courent avec des écouteurs. Pas très pratique quand on sait que des gens étrangers à la course circulent sur le parcours, ont des chiens, que d’autres personnes passent en vélo… C’est même un peu dangereux déjà quand on a pas d’écouteurs, alors avec!

Je ne sais pas comment ça se passe, si c’est l’organisateur de la course qui décide d’y mettre des arbitres ou non. Mais j’estime qu’à partir du moment où la course fait partie d’un challenge et figure au calendrier de la ligue, que la présence d’arbitres c’est le minimum (et surtout si il y a des Price money…). Surtout qu’ils étaient présents pour la distance olympique de l’après midi!

Bref, il reste moins de 15 jours pour le 70.3 du Luxembourg. Encore une fois, quand j’attends quelque chose avec impatience, je me dis que c’est trop beau pour être vrai et que ça n’arrivera pas. Alors j’ai hâte de vivre l’expérience Ironman, découvrir la distance du 70.3, et faire mon premier triathlon à l’étranger!