TDB: Un trail qui ne se termine pas comme je l’imaginais!


Course, Elle, Run / mercredi, mars 7th, 2018

Hello! Je te retrouve ici pour le premier récit de course pour 2018 sur le Trail des Bosses (TDB)… mais également mon premier DNF! Ça ne te dit rien? Le « DNF » signifie « Did Not Finish« . Et oui, en gros j’ai abandonné! Je ne pensais pas que ça m’arriverait un jour, mais ce n’est pas grave et je t’explique tout dans cet article.

 • L’OBJECTIF •

Cette année je me suis lancée sur le défi de réaliser mon premier triathlon distance L (1900/90/21). Cela fait deux ans que je pratique le triathlon. La première année j’y suis allée à la découverte et la seconde j’avais envie de profiter de toutes les courses possibles au calendrier du club et sur la Ladies Cup. 

Chaque année je réalise un Distance Olympique (1500/40/10) pour me tester un peu plus sur la distance supérieure. Si j’y suis allée aussi « piano » c’était d’une part pour préserver aussi mon genou et y aller à mon rythme. J’ai envie de passer à la vitesse supérieure et surtout vivre l’expérience Ironman avant mes 30 ans (ouille ça pique de le dire…). La prochaine fois sera bien plus tard et j’ai envie de profiter cette année et de me surpasser un peu plus!

• LA PRÉPARATION •

Une fois n’est pas coutume, cet objectif je le réaliserai avec mon acolyte de course, Sophie. On a commencé le triathlon en même temps et c’est donc tout naturellement que j’en ai discuté avec elle avant de me lancer dans cette aventure! Quelque part on se motive l’une et l’autre et personnellement, même si on ne se voit pas beaucoup en dehors des courses, sa présence sur le départ me réconforte.

swim run Amphiman de schorre 2fortri Marine et sophie triathlon 2017

Sophie réside à Anvers et lors d’un entrainement collectif avec nos coachs dans notre région, elle a passé le weekend à la maison. Du coup on en a profité pour inviter les coachs à l’appartement pour définir notre saison ensemble. Comme cela nous pouvons essayer de la préparer en même temps et se soutenir tout au long de la préparation!

Ce sera très simple! Le Trail des Bosses sur le 25km pour connaitre une première fois cette distance et la longueur de l’effort. Pas d’objectif particulier sur cette course. Ensuite nous voulions réaliser le semi-marathon de la Sambrienne mais cet événement n’a plus lieu. Pour trouver une course à la place, je serai sur le semi-marathon de Mons le 25 Mars et Sophie sur le semi-marathon de Namur fin avril.

Après ça place au triathlon!

Par plaisir je me suis inscrite sur le promo de l’Ironmanneke. Il n’était pas prévu au programme mais premièrement il est très accessible et ensuite c’est le premier triathlon que j’ai fait! Comme l’année passée il n’a pas eu lieu, je suis vraiment contente de pouvoir y retourner et avoir un point de comparaison sur mon évolution!

ironmanneke 2016 triathlon otan Marine 2fortri Bruxelles Evere

Ensuite on enchaine avec notre premier D.O de la saison avec le triathlon de Geel qui a lieu le 13 mai (une semaine après l’ironmanneke). Nous serons alors à un mois de notre objectif! Enfin, début juin nous prendrons le départ du triathlon de l’eau d’heure sur la distance promo et 15 jours plus tard nous serons au Luxembourg!

• LE TRAIL •

J’ai donc réalisé la première course de préparation pour mon objectif de saison. Le trail des bosses. Pour ceux qui me suivent sur Instagram ou strava, vous avez pu constater que ça n’a pas été très « positif » car… je n’ai pas terminé la course!

Mais reprenons depuis le début! Le matin de la course je prends comme d’habitude un petit déjeuner de course, 3h avant le départ comme ça pas de stress pour la digestion! Je prends le temps de préparer mes affaires et même de faire quelques photos pour mon Racepack! Je démarre à mon aise et je pense même que c’est la première fois que je pars aussi sereine.

race pack trail des bosses 2fortri trail Braine le comte

J’ai tendance à être vite stressée au départ d’une course. Ici c’est l’inconnu. Je ne fais pas de trail et la distance la plus longue parcourue avant cette course c’est 15km. Alors oui, participer à cette course c’est un peu fou, mais Sophie sera la, Johan son compagnon aussi, on fait la course ensemble et on profite!

Je suis garée pas trop loin, je vais rechercher le dossard, retrouve Sophie, Johan et les coachs avant le départ et surtout j’ai même hâte de commencer! Waouw je vais vraiment courir 26km?! J’ai hâte d’être au bout pour pouvoir me dire que je l’ai fait et surtout être fière de moi, fière de nous! Parce que pour Sophie aussi c’est un gros défi! Elle sort d’une blessure, elle n’a jamais couru plus de 15km et ne pratique pas beaucoup le trail non plus (et elle le fait avec des nouvelles chaussures en plus)!

Un départ avec le sourire!

Bon aller le départ est lancé et du coup, nous aussi! J’essaye de tenir le rythme, le début de la course est assez roulant. On a quelques portions de bitume et avec mes chaussures de trail ce n’est pas top mais bon… Tout le monde est logé à la même enseigne! Le parcours est agréable et très chouette! Au début on se retrouve vite « coincées » car il y a une grosse montée à franchir et ça bouchonne un peu!

trail des bosses 2018 départ trail Braine le comte 2fortri

Après c’est parti! Cette montée permet d’étirer le groupe et nous nous retrouvons plus tranquilles pour continuer! Ce n’est pas évident car le sol est gelé et donc même dans les parties censées être plus boueuses (traces de tracteurs, roues vélo, etc) et bien c’est un peu compliqué. Je manque de tomber une fois mais je me rattrape de justesse, ma cheville part dans tous les sens, le genou morfle un peu mais de manière générale tout va bien!

Surtout, bien s’hydrater! Je suis partie avec un camelback à moitié rempli d’eau et un petit bidon d’iso! J’ai de quoi manger et un gel pour la moitié de la course. Je suis bien équipée! Peut être même trop mais bon, comme on dit, vaut mieux trop que pas assez!

Je continue?

On avance, on rencontre quelques blessés, quelques montées, mais ça va. Je commence à avoir mal au genou mais ce sont des douleurs que je connais en entrainement donc sincèrement pas de panique, c’est normal! Cela fait 4 semaines que je suis sous entrainée (malade, pas motivée, en voyage, d’autres priorités) et je le ressens sur la course. C’est de ma faute et j’en suis tout a fait consciente mais voila. Je me dis tout simplement que tous les entrainements qu’il y a derrière me seront utiles quand même.

le 10ème kilomètre bipe sur ma montre. Encore 16! Mais déjà 10! Il faut voir le verre à moitié rempli comme on dit et donc déjà 1/3 de la course derrière nous! Ce n’est pas évident mais en même temps on le savait avant le départ!

Plus on avance dans la course plus les douleurs au genou sont importantes. J’essaye de relativiser, essayer de marcher un peu plus pour récupérer et peut être ralentir les douleurs. Finalement ça ne change rien et en plus on se refroidit!

Gros moment de doute…

Aux environs du 14ème kilomètre je commence à retrouver des douleurs que j’avais après l’opération. Et ça, c’est mauvais signe. J’en parle à Sophie et Johan. Je ne veux pas abandonner car ce défi on a dit qu’on le faisait ensemble!

Alors on continue mais avec le sol gelé j’ai de plus en plus de mal. Je commence à essayer de compenser autrement pour préserver le genou mais ça ne sert à rien (si ce n’est m’apporter des douleurs ailleurs).

Au 15ème kilomètre on arrive au point d’eau. Johan recharge un peu et Sophie & moi continuons. On mange un bout car elle ne se sent pas très en forme et moi j’espère que ça va faire disparaitre les douleurs au genou (ou dans ma tête…). Mais évidemment ça ne fonctionne pas héhé!

J’essaye de m’étirer un peu, plier mon genou etc mais c’est pire que mieux. J’en discute avec Johan & Sophie. Je sens que je commence à avoir du liquide dans le genou et il nous reste 10km. Est-ce réalisable? Mais surtout est-ce raisonnable?

Je n’ai pas envie d’abandonner, ce n’est jamais quelque chose dont on est fier. Mais il faut aussi apprendre à se poser les bonnes questions et faire le bilan. Ce n’est pas une course où je me suis fixé un objectif. Je ne fais jamais de trail. Je ne me suis pas préparée comme il faut. Est-ce que ça vaut la peine, par fierté (appelons un chat un chat) d’arriver au bout de cette course si derrière je suis blessée au genou et que toute ma saison est compromise? La réponse est clairement non. Johan & Sophie ont le même avis que moi et c’est même eux qui me mettent les yeux en face des trous.

Comme un soulagement!

Sans compter que je commence à m’en vouloir parce que comme je marche de plus en plus, on commence à prendre froid et ce n’est pas l’idéal non plus. Je décide donc d’appeler mon coach et d’en discuter avec lui. On en discutera pas longtemps car il me dit d’emblée qu’il vient me rechercher, ça ne sert à rien de continuer.

Finalement quand j’ai pris ma décision j’étais soulagée. Soulagée parce que j’ai été raisonnable, parce que j’ai pris la bonne décision et surtout parce que je l’ai prise avant qu’il soit trop tard. Quitte à être DNF, je préfère l’être par choix et non pas parce que je suis blessée et ne même pas commencer ma saison de triathlon. Mes objectifs sont en triathlon et pas en trail.

Je retiendrais de cette course que j’ai passé un très bon moment avec Sophie & Johan, les paysages étaient magnifiques et surtout j’ai fait 16km en trail! Alors même si il m’en manque 10, j’ai déjà fait une belle avancée sur moi même et il y a encore quelques temps ce n’était pas au programme.

Alors de cette course j’en sors grandie malgré tout! Et je suis très fière de Sophie qui a réussi ce défi haut la main! Cet « échec » me permet de me rebooster et de retrouver une certaine motivation et du plaisir dans cette préparation!

Rendez-vous le 25 mars au semi-marathon de Mons et cette fois je compte bien aller jusqu’au bout!