Jogging de Gembloux 10km – Elle


Course, Elle, Run / mercredi, juillet 19th, 2017

C’est avec beaucoup de retard que je vous écrit ce CR de ma course à Gembloux. Beaucoup de choses se sont succédées suite au jogging et pour plusieurs raisons je n’ai pas pris le temps d’écrire. Mais il est temps de revenir sur mon deuxième 10 kilomètres de cette année!

Comme d’habitude je stress pas mal. Je pense que ça, ça ne changera jamais vraiment chez moi. Comme c’est un jogging dans la région de mon club je me sens moins seule que lors du jogging de La Louvière et c’est avec plus de motivation que  je me mets en condition.

Objectif de course

Mon coach m’a donné un objectif pour cette course: courir le 10km sous l’heure! J’avoue que je suis réticente. Ensuite je me dis que si même moi je n’y crois pas, comment pourrais-je y arriver? Je me fixe donc plusieurs ambitions avant le départ de la course:

  • donner tout ce que j’ai pour réaliser ce qui a été demandé par les coachs
  • ne pas regarder ma montre lors de la course (ça risque de me déconcentrer)
  • faire un meilleur temps qu’au jogging de La Louvière (distance plus ou moins similaire mais plus de denivelé sur Gembloux)

Cela me semble correct et pas insurmontable! Dans un monde de bisounours triathlètes j’aurais aimé courir le 10km en 30minutes mais… je le suis uniquement capable pour l’instant en rêve et dans un monde de bisounours triathlètes volants ET dopés.

Nous arrivons assez en avance pour prendre notre temps. Comme d’habitude, c’est le même rituel: trouver une place pas trop loin, aller chercher les dossards, s’échauffer, papoter, stresser, aller aux toilettes avant la course (il n’y a pas que moi hein…) et enfin, encourager ceux qui prennent le départ du 5km dont Julien!

15 minutes après c’est notre tour!

La majorité des personnes du club sont partis sur la petite distance et nous ne sommes donc pas beaucoup sur le 10km! Ce n’est pas très grave, ça ne me dérange pas de courir « seule » mais ça fait toujours plaisir de croiser des têtes connues et de s’encourager mutuellement! J’essaye de m’échauffer un petit peu mais j’ai un peu de mal. Le stress est encore là et je ne me rends pas vraiment compte du parcours. Lors du discours de l’organisation d’avant course on nous informe de deux ou trois montées qui sont assez sympas… Je me maudit encore une fois de ne jamais regarder les parcours avant de m’inscrire!

Finalement avec le recul, je me dis que si je consulte le parcours avant, ça risque de m’apporter plus de stress que ce dont j’ai besoin. Alors autant y aller les yeux fermés! Je ne cherche quand même pas de chronos, de performances ou de podium. Juste terminer mes courses et me surpasser. Il n’est donc pas nécessaire pour moi d’étudier le terrain et de me préparer 4 semaines avant. Savoir un petit peu à quoi m’attendre, c’est bien! Au pire après je suis contente de moi.

Allez Marine, lâche rien!

Le départ est donné. Comme à mon habitude j’essaye de ne pas partir trop vite, relax et sereine. Ce qui est déjà couru est derrière moi et c’est ce qui me rapproche un peu plus de la ligne d’arrivée. Après avoir trouvé mon rythme de croisière j’essaye de remonter les personnes devant moi petit à petit. Je prends une personne en ligne de mire et j’essaye soit de la rattraper, soit de ne pas la perdre. J’en profite pour regarder le paysage et je reconnais quelques endroits de joggings précédents (notamment le jogging Guy Toussaint).

Pour l’instant le circuit est correct. Pas de réelles difficultés mais je sais que ça ne va pas trainer. En effet les premières côtes un peu plus longues arrivent. Pas de stress je les ai déjà faites celles-ci. Que ce soit sur des courses de cette année ou de l’année passée, si je l’ai fait une fois, je suis capable de le refaire. Mais le plus dur arrive après!

Dans un premier temps nous arrivons sur une longue montée sur route bitumée. L’avantage c’est que le terrain est largement praticable. Du bitume et pas de voitures! L’inconvénient c’est que ça monte mais surtout pendant un petit temps! Petits pas, on souffle, on respire mais surtout on ne s’arrête pas! Nous coupons ensuite sur un sentier dans les bois. Pas évident car certains endroits ne sont pas super praticables. Attention aux branches mais surtout aux flaques! Ce n’est pas grave si je suis mouillée et j’hésite souvent à passer dedans. Seulement ne connaissant pas la profondeur des flaques et surtout ce qu’il y a en dessous (cailloux, roche, racines…) je ne prends pas le risque et passe sur le côté.

Je me retrouve aux côtés d’un monsieur qui garde à peu près le même rythme que moi et qui a des pièces de monnaie dans sa poche! Je vous jure que je ne courrais pas après l’argent mais ça m’aidait d’entendre les pièces faire du bruit en rythme avec sa cadence.. autant que ça m’énervait! Au moins j’étais concentrée sur autre chose!

jogging de Gembloux 2017 2fortri Marine

Ravitos, je vous aime

Sur un 5km je ne m’arrête pas au ravitaillement sauf en cas de fortes chaleur ou si j’en ressens le besoin, évidemment. Par contre sur un 10km, ayant moins l’habitude, je profite de chaque opportunité qui se présente! Je ralentis, je marche (surtout je ne reste pas statique), je bois un coup, je me rafraichis et hop en route Helmut!

Après les quelques montées que je venais de me taper j’étais bien contente de profiter d’un peu d’eau! Ne sachant pas ce qui m’attendait j’en ai profité, même si naïvement je pensais fortement que les côtes étaient derrières moi.

Mais non! 

On poursuit notre bonhomme de chemin et dans un sentier nous arrivons dans une montée… L’avantage: Le Président de mon club de Triathlon y est en même temps que moi, c’est grâce à lui que j’y suis arrivé! L’inconvénient: ça monte, c’est un chemin de terre et de cailloux et ça fait mal aux cuissots!

Petits pas, je me dis 1000 fois dans ma tête que je meurs d’envie de m’arrêter. Mais je sais que si je le fais, en plein dans la côte, je ne vais jamais pouvoir repartir. Alors je lâche rien. Mika est à côté, parfois devant, il me motive, j’essaye d’en faire autant! Pas évident mais à deux c’est plus facile! J’y arrive tant bien que mal et ce, sans m’arrêter! Un ravito nous attends encore au dessus du parcours et là j’en profite pour bien boire et marcher un peu plus longtemps car les jambes sont raides.

Le plus dur est derrière nous!

Heureusement Mika connait le parcours et m’informe que c’était la côte la plus dure et que nous ne sommes plus très loin de l’arrivée. Je pense qu’il doit rester quelque chose comme 2 ou 3 km grand maximum! On reprends une partie du parcours du 5km dont je me souvenais l’année précédente. J’arrive donc à situer où j’en suis sur le parcours et surtout que c’est bientôt l’arrivée!

J’arrive près du centre omnisports de Gembloux (l’arrivée) et là j’entends les encouragements des copains! C’est chouette et motivant! Julien me crie que je peux encore dépasser Mica haha! Je ne pense pas mais mon Président de club est un vrai gentleman et… fait un tour de poteau pour que je passe devant lui! Après ça, entre les encouragements, le tour de poteau de Mica le temps total j’ai encore un peu de jus pour accélérer dans la montée finale!

Objectifs atteints!

J’ai donné tout ce que j’avais pendant la course. Je n’étais peut être pas au meilleur de ma forme mais en tout cas à l’instant T j’ai fait mon possible! J’ai bipé le 10ème kilomètre sur ma montre à 1:00:16! Je suis 16 centièmes de secondes au dessus du temps demandé par les coachs. On peut donc prétendre que sur une distance équivalente mais avec moins de dénivelé (et peut être moins de marche aux ravitos donc) je suis en dessous de l’heure pour les 10 kilomètres!

Je n’ai pas non plus regardé ma montre lors de la course. Pourtant je suis souvent tentée mais ça ne me sert à rien. Premièrement parce que je n’ai pas mon capteur cardiaque donc pas de fréquence cardiaque à connaitre. Ensuite parce que cela risque d’altérer ma motivation! Si je suis dans les temps je risque d’être trop confiante et de ne pas me donner à fond. Si je suis en dessous des temps je risque d’être démotivée et de ne plus avoir envie de me dépasser. Dans tous les cas, je n’en ai pas besoin!

Enfin, j’ai fait un meilleur temps qu’au jogging de La Louvière! Je comptabilise ici 1:01:49 pour 10,30km pour 145D+ contre 1:06:45 pour 10,70km et 74D+ soit la moitié de Gembloux! Je suis donc assez contente de moi et surtout contente d’avoir cru en moi!

Vous pouvez consulter tous mes résultats par ici et si vous y étiez vous pouvez consulter les photos par ici!

Cette course sera un peu plus particulière pour moi car juste après j’ai appris un décès dans la famille. Cette personne qui est partie souhaitait réaliser un triathlon avant ses 40 ans et le faire avec moi. Ce dossard sera accroché pour lui mais mes prochains dossards de Triathlon le seront tous, en sa mémoire.

Profitez de la vie, faites ce qui vous plait, dites aux gens que vous aimez que vous les aimez et surtout, profitez!