L’indeland Triathlon 2017 – Lui


Bike, Course, Lui, Triathlon / vendredi, juin 30th, 2017

En préparation de l’Ironman 70.3 de Vichy prévu fin août, je me suis relancé sur le half distance indeland Triathlon. Cette course, je l’ai déjà réalisée deux fois. La première année en test sur la distance et l’année suivante pour confirmer mon choix sur celle-ci. Cette année, je m’y rends avec l’intention de me préparer pour mon objectif fin août!

La première année, j’avais mis 4h48; la deuxième, j’avais terminé en 4h34. Cette année, voulant me préparer pour Vichy en 70.3, c’est avec beaucoup d’envie que je me lance pour la troisième fois sur l’indeland Triathlon. J’aimerais bien être autour des 4h15-20 même si c’est encore pratiquement un gain de 20 min, ce qui serait énorme! C’est avec beaucoup d’appréhension que je m’y rends car j’ai peur de pousser trop fort à vélo et ne plus savoir avancer durant ma course à pied.

L’indeland Triathlon

La nuit se termine et n’est franchement pas la meilleure que nous avons connue. D’habitude, nous sommes logés dans une ruelle non loin de là où nous étions mais elle est calme. La journée commence tôt, on se lève vers 6 h pour déjeuner calmement et commencer à tout ranger. Sans vraiment grande motivation, on essaie d’avancer au plus vite. Vers 8h, on prend le départ vers l’emplacement de la T1.

Le temps est gris, il y a beaucoup de vent et il fait froid ! Il pleut par moment. Il y a déjà beaucoup de gens sur les différents parkings proposés, comme quoi l’engouement sur ce triathlon est de plus en plus important années après années. Je prépare vite mes affaires pour les placer dans mes sacs différents. Il ne faut rien oublier. En faite, le départ en natation n’est pas au même endroit que le départ course à pied.

Placement au transition

La T2, le vélo vers la course à pied

Je suis au milieu d’une allée, pas trop mal placé. Je repère ma place très simplement. Dans le sens du parcours, je fais le tracé comme si j’étais en compétition. Je repère le perchoir des oiseaux, l’arbre et je suis après le panneau 7. Facile. Je regarde si j’ai tout; chaussures, gels, mes chaussettes, ma visière et un essui. L’année dernière, il pleuvait et le terrain était trempé voir un peu boueu, j’avais donc peur d’avoir la même blague.

Ensuite nous reprendrons, la route vers la voiture et le départ. Je la ferais en vélo tandis que marine prendra le bus mis à la disposition des supporters. Nous arriverons en même temps. Sur la route, un bon nombre d’athlètes ont eu quelques soucis avec leur vélo. Sur 8km, j’ai été surpris de voir au moins 4 crevaisons. Comme quoi, rouler au milieu de la route ça à du bon, parfois !

La T1, Le parc vélo

Une fois que Marine m’a rejoint, je fonce au parc à vélo pour placer ma bécane. Là je croise Laurent et chris, deux supers triathlètes et amis du club de Charleroi. Sans traîner car le chrono avance et je descends vers l’entrée de l’eau. Le vent souffle ! Sans stress, je finis ma préparation. Je traîne un peu avec Marine avant de rentrer dans l’eau.

Raceday, indeland Triathlnon

L’échauffement

Après moins de 5 min d’échauffement dans l’eau nous devons nous placer sur la ligne de départ, où je me place mais nous devons attendre quelques retardataires.
Je me sens bien mais je ne suis pas réellement concentré comme je l’aurais voulu. Sans vraiment savoir quand est ce que le départ va se donner, nous sommes sur le qui vive.

Le départ

Au tir de pistolet, on fonce. En courant dans l’eau, je plonge et je me prends une vague et si mes lunettes étaient mal mise jusque là après ça, je pense qu’elle ne devraient plus bouger. On bataille tous pour faire notre place mais au bout de 500 m je me coltine toujours le même sur le dos et il commence à m’énerver. Arrivé au 1000 m ça va mieux mais au moment de faire demi-tour, je me prends un coup de pied dans le visage.

Sur le retour, nous prenons des vagues formées par le vent. J’avais l’impression d’être en mer. Malheureusement, je pense que je me perds un peu au niveau de la direction. Ne voyant pas grand chose, je me déclale vers la droite et je dois bien faire 100 m de plus. Quand je reprends la bonne direction, je me fait de nouveau cogner et ce jusqu’à la fin de la natation.

Je sors de l’eau et je me monte vers mon vélo derrière moi, chris me rattrape et m’encourage. Franchement, il n’y a pas souvent où je n’ai pas envie mais là j’ai vraiment pas envie de courir. En plus que cette montée vous coupe assez vite les jambes je préfère être relax devant mon vélo.

Le vélo

J’essaie de me remotiver. En faisant une bonne transition, je repasse devant chris. Départ en vélo, tout va bien à part quelques petits soucis avec ma montre mais sinon ça va j’essaie de me concentrer sur ma course. Sur les premiers kilomètres, je ne roule pas comme un fou, mon vélo n’est pas maniable avec les roues de 80mm. Le début de parcours est un peu sinueux je préfère sortir de la cool et me mettre à rouler après.

La première partie du parcours est rapide, sur les 20 premiers km on ne doit pas être loin des 50 km/h de moyenne. Il faut faire attention avec les changements de direction du vent. Personnellement, j’avais mis mes 80 mm et cela bougeait beaucoup quand nous passions dans les villages…Ensuite nous prenons une route qui longe l’autoroute. Je pense que tout le monde maudit cette route. C’est là, où le vent nous arrivait dessus de façon violente. Nous étions plaqué sur nos bécanes profitant de la petite descente pour prendre un peu de vitesse en essayant de résister un maximum avant de repasser sur le petit plateau. Certains étaient pratiquement à l’arrêt. Je vois non loin des groupes de cyclotouristes se relayant les un au autres. Personnellement, je prends ça comme un entraînement et je ne prends pas les roues qui sont devant.

L’année passé, une seule bosse me restait en tête. Sur les 3, c’est la première qui m’avait le plus marquée. Une légère montée pas raide mais avec un mauvais rendu au niveau de la route. Par contre, je ne me souvenais plus de la vraie côte. La montée du pont, celle là est vraiment raide ! Au deuxième tour, nous l’avons bien payé avec le vent qui nous arrivait dessus, nous étions tous à l’arrêt. Nous savions qu’il ne restait plus beaucoup de kilomètres avant d’arriver au parc à vélo. La dernière ligne droite est vraiment rapide, ça envoie du lourd. J’en profite pour faire tourner les jambes et relâcher la pression tandis que les rouleurs autour de moi essayent de grappiller quelques secondes en poussant très fort. Je retiens la couleur des trifonctions, histoire de voir si je vais les rattraper à pied.

La course à pied

Arriver dans le parc à vélo sous les encouragements de Marine, ça me rebooste. Je suis assez content d’avoir fini le vélo, elle me donne mon temps à vélo. 2h23 ça me parait vraiment top. Sans le vouloir, elle a arrêté le chrono pendant 4 min mais je ne le saurais qu’à la fin. En attendant, je suis super content du résultat. Prenant mon temps pour la transition, car mettre mon vélo dans une barrière nadar, c’est pas vraiment le top et je fais attention.

Dans mon esprit, je pars pour un tour cool, puis  j’accélère, je continue et enfin je finis à bloc. Je suis vraiment parti relax sur le premier kilomètre. Ils défilent et ce sans vraiment y prêter attention. J’aimerais vraiment, augmenter ma vitesse mais je n’y arrive pas. Sur le 3 ème tour, j’ai une légère baisse de vitesse pendant 1km mais que je récupère très vite. Durant le dernier tour, j’ai voulu me défoncer mais mes jambes sont en pilotage automatique. Je sens que j’accélère légèrement pour terminer. Une sensation désagréable m’arrive à l’arrière de la cuisse, je termine sur ma vitesse, sans forcer pour ne pas me blesser. Je ne sais pas ou j’en suis, car toutes les distances sont mélangées.

Résultat

4h27 d’effort. Une natation en 29 min, un bike en 2h27 et 20 km en 1h24. Je finis 28ème sur 300 partants masculin. Je suis 6ème de catégorie.

Par rapport à l’année passée, je gagne 7 min sur le vélo et la course à pied et je termine frais. Marine s’étonne de mon état de fraîcheur. Moi aussi, je pense sincèrement que j’aurais pu courir quelques kilomètres de plus sur le même tempo. Tous ça pour dire que ma préparation est bonne, et pourrait me faire rêver de longues distances.

Très content du résultat que j’obtiens sans finir dans le rouge, mais pas satisfait, car je suis resté un peu trop sage et à ma place dans la course. Cela sera à rectifier si je veux obtenir un slot à Vichy.

A l’heure actuelle, les muscles se reposent un peu avant de reprendre le travail et les entraînements. J’essaie de ne pas être aussi critique avec moi et de voir aussi le positif. Rien n’est impossible tant que l’on essaie!