Le triathlon promo de l’eau d’heure, Lui


Triathlon, Uncategorized / lundi, juin 12th, 2017

Début juin est marqué par son traditionnel triathlon aux barrages de l’eau d’heure. Reconnu comme un des plus gros événement dans le triple effort belge et surtout wallon. C’est plus de 400 partants sur la distance promo/ ladies cup/ relais, et plus de 1000 sur la distance olympique. Depuis quelques années, le niveau y est de plus en plus relevé. Pour ma part, ça sera une première de m’y lancer sur la petite distance (promo).

Adepte du triple effort sur les distances Olympique ou half, me voilà embarqué sur le promo de l’eau d’heure. Je n’ai pas énormément d’affinités avec cette distance car il est demandé à l’athlète d’y être trop à bloc tout le temps ainsi que le changement de discipline qui est vraiment trop rapide.

Si vous me suivez depuis quelques mois, je ne suis réellement pas très bien. Mon sommeil est toujours une catastrophe et divers problèmes viennent me mettre des bâtons dans les roues, freinant ainsi ma progression et mon bien-être. Mes résultats et mes sensations vont en dents de scie, un jour ça va l’autre je suis dans les choux.

Une grosse préparation

Depuis déjà plusieurs mois, j’ai suivi Nicky sur sa préparation pour Dubai mais nous avons aussi beaucoup pratiqué avec Olivier. De quoi passer quelques heures en bonne compagnie. Nous commençons à trouver notre rythme surtout à vélo où les kilomètres s’enchaînent quand cela est possible.

La semaine avant le triathlon de l’eau d’heure certains sont partis en stage pendant qu’Olivier et moi terminions notre préparation ici. Eau libre, exercice avec beaucoup d’intensité à vélo et à pied ne pouvaient qu’être bénéfiques pour nos objectifs respectifs. C’est-dire, le Luxembourg et la Suède pour Oli, pour ma part c’est toujours à Inden que je vous donne rendez vous.

L’eau d’heure – Promo

Depuis quelques jours, je ne suis pas spécialement bien. Voici que ce promo se rapproche et je commence à être tétanisé et j’ai de plus en plus de mal de faire quelques choses de constructif.

3 Juin 2017

On part assez tôt de la maison. Combinaisons, vélos, bonnets, chaussures… le tout, fois deux ! Marine fait également ce triathlon et elle sera aussi sur la distance promo. Arrivés à 10 h45 on mange notre dernier repas, le traditionnel riz – dinde! On va chercher nos numéros pour ensuite se préparer. Il fait bizarre sur le lac, comme chaque année il fait frais et il y a du brouillard.

Préparation

Je sors les vélos et commence à préparer ce qu’ils nous faut pour la course ect. Marine se prépare également. Nous attendons Olivier avec qui nous voulions aller faire l’échauffement et la reconnaissance par la même occasion. Ça va se faire dans la précipitation car il est déjà passé midi. Allez vite vite, moi je commence à être stressé où d’habitude je ne le suis pas !

Tout en s’échauffant sur le circuit avec Olivier, on en profite pour discuter un peu. Apparemment l’année précédente, il y a eu beaucoup de drafting. Réellement, quand j’ai vu la start liste draft ou pas de draft, ça ne changera rien pour moi. Certes je rêve de pouvoir passer cette ligne en 1er mais voilà c’est un rêve qui le deviendra peut-être un jour mais aujourd’hui je sais que ça ne sera pas vraiment le cas. A la fin de l’échauffement, Oli crève. La je me décompose un peu et dans le stress, j’essaie de lui trouver une solution pour qu’il puisse rouler avec sa roue de compétition.

Secrètement

Oui, j’en ai rêvé. On en avait pas mal parlé avec Olivier, et donc j’avais déjà réfléchi à beaucoup de scénarios mais pas celui-ci. On avait discuté que je sortirais de l’eau devant Oli, ensuite, je pensais qu’il y aurait du drafting non autorisé et que ça aurait dynamisé la course différemment. Qu’Olivier me rattraperait à vélo et que je le motiverait à revenir sur la tête de course car il est beaucoup plus fort que moi à pied. C’est ce que j’avais dans l’idée.

Direction le parc

Bon, j’avais la combinaison de natation d’Olivier et nous nous étions donné rendez vous à ma voiture pour aller au parc. Après un bon quart d’heure, je ne vois pas olivier, je tente en vain de l’appeler. Le temps file. Heureusement, on me prévient qu’il est au parc à vélo. Ni une ni deux c’est parti, j’y vais moi aussi. Je pense que je n’ai jamais été aussi vite prêt dans la zone de transition. Limite désagréable, car j’étais super stressé et que j’ai besoin de temps pour me préparer. Je m’excuse de mon attitude si j’ai offensé quelqu’un. Bon une fois que le vélo et tout le tralala est placé direction le point de départ en natation. Je n’ai même pas eu le temps de regarder ou étais mon vélo par rapport au retour dans le parc.

En prenant direction du départ que j’apprends que Marine est encore au parc. Cette course commence à me peser. Je ne peux pas l’attendre, je cours pour le départ.

Le promo départ

600 m de natation, 22 km de vélo et 5 à pied.

 

La natation

Je cours jusque la avec mes sandales et ma combinaison à la main. J’ai besoin d’être dans l’eau au moins 15 min avant le départ. Heureusement, Marine arrive juste à temps avant que je ne doive me diriger vers le départ. Mon petit bisous d’avant course, c’est notre rituel pour faire une bonne course, enfin, essayer puisque je suis déjà mort 3 fois depuis le début de la journée tellement je suis stressé et de mauvaise humeur.

L’entrée dans l’eau

C’est de la Roche coupante super! Je fais super gaffe mais je glisse et me retrouve vite dans l’eau, froide. Gelée comparée au lac ou l’on va s’entraîner. Je m’échauffe et surtout me concentre, me place correctement. C’est parfois là que tout se joue sur une course ! Un bon placement et hop. Un départ bizarre avec un klaxon que n’importe qui aurait pû avoir pour nous encourager et le départ est lancé.

triathlon de l'eau d'heure promo

Ma natation

J’en reste impressionné. Je n’ai plus fait de départs en 9 temps durant 200 m ou après je meurs à petit feu tout au long de l’exercice. Rythmée et puissante, précise. Au moment ou je relève la tête je vois que ça se chamaille non loin devant. J’arrive à me placer et surtout à remonter ! Excellent, ça donne la pêche ! On continue, mes deux bras et moi allez zou ju ! Oli ne doit pas être loin. Passant pratiquement la première bouée sans l’avoir réellement vue de près. Nous sommes 5 maximum devant, rapidement on prend la direction de la berge. Et je remonte les places, quand je lève la tête pour voir la direction j’en compte 2 ou 3. Je ne comprends pas ce qu’il se passe, j’essaie juste de bien nager tout en étant concentré.

Transition 1

triathlon de l'eau d'heure promo

Pas sorti encore entièrement de l’eau que j’ai déjà le haut de ma néoprène retirée. On me crie  » Troisième  » ! Euh vous êtes certains la ? Arrivé devant mon vélo, je dois être lucide. Le changement de position de la natation à la course à pied n’est pas le plus simple. Après il faut retirer sa combinaison mettre ses lunettes et son casque, souffler, ranger la combinaison, prendre le vélo et partir. A ce moment, je pense avoir un peu déconnecté. J’ai replié ma combi pour la déposer soigneusement dans mon bac, si c’est pas mignon. Très vite rappelé à l’ordre parce que je réalise que je suis sorti 3ème de l’eau en fait, je prend la direction du vélo !

Le vélo

Bon après cette transition, je cavale ! Avec les chaussures de triathlon que j’ai eu d’Olivier c’est beaucoup plus rapide que mes clipses. C’est au tournant que je vois que je suis 2 ème! Il y a la moto, le gars qui sort premier de l’eau et le pelo de service (moi) qui suit. Je déboule mais je ne veux pas revenir trop vite car je ne connais pas trop où se situe le premier turn point. Évidemment, ils l’ont changé. Il est plus bas et cette première montée laisse des traces ! Je déboule comme un malade. Les autres suivent et comme je l’ai dit il y a de très très bons triathlètes.

J’y vais à bloc, le premier ne tiendra pas je le sais et je ne lui laisserais aucune chance de pouvoir m’accrocher. En le passant, je sais que je dois tout donner et faire ma course. C’est comme ça dans tous les sports, c’est en faisant la course que l’on affaibli les autres. Je pédale, je m’éclate à fond!  C’est avec la moto en point de mire, comme au tour de France, que je joue au chat et à la souris. Il en faudrait peu pour que tous les concurrents me reviennent dessus.

La dernière bosse du parcours

Que l’on prendra deux fois car il y a 2 tours. En voulant remettre mon petit plateau et pouvoir y aller, celui-ci passe mais mon dérrailleur arrière fait des siennes. Pas grave, j’ai un gros plateau, deux jambes et des poumons… c’est à fond que je vais la passer. Boom. Je suis toujours premier et j’envoie. Calculant mon effort au tours minutes que ma Garmin affiche. Même si Olivier me suit de quelques dizaines de secondes, je finirais premier de la section vélo. Ma natation et mon vélo me donne le premier temps mais je sais qu’il a récupéré largement son retard sur moi à la sortie de l’eau avec la puissance qu’il envoie dans son vélo.

triathlon de l'eau d'heure promo

Transition 2

Ce sol m’a toujours fait mal aux pieds mais la, j’aurais bien envie d’en pleurer tellement j’ai mal ! Je pose mon vélo, je mets mes chaussettes et ça fait mal. Pareil, pour mes chaussures. Aie aie mais je suis premier et je dois tout donner la volonté est là!

Course à pied

La course à pied du promo, c’est 2,5 kilomètres le long de l’eau, couvert par les arbres. Sur la fin du vélo, le coach m’a crié de gérer ma course à pied. Oui on pourrait croire que je sois parti à bloc 500 m et ça aurait été fini. Ce n’est pas vraiment le but aujourd’hui. Je sais que je vais me faire reprendre, c’est une question de minutes. Je vais profiter 1km de ma place de premier, 1000 m de pur plaisir. Quand Oli me passe il me dit de le suivre mais je n’ai pas l’habitude de démarrer si vite. Un autre nous passe devant. Il part avec lui. Au turn point, je vois que ça va démarrer mais je vais me faire reprendre par 3 concurrents de haut niveau. Il va me manquer 500 m pour avoir de meilleures jambes et pouvoir démarrer.

triathlon de l'eau d'heure promo

Résultat

Après une course fantastique dans l’eau et surtout à vélo, je finirais 6 ième en 1 h 08 à 57 seconde d’Olivier. Je suis très content de mes progrès depuis Vichy et ce même si j’ai eu beaucoup plus de bas que de haut pour me mettre en confiance.  En passant la ligne d’arrivée j’étais très content de pouvoir retirer mes chaussures ! En faite, lors de la descente dans l’eau je me suis salement blessé.

Remerciements

Tout d’abord, je remercie les coachs de leur travail, si j’ai progressé et que j’en suis là c’est grâce à eux. Durant cette course j’ai eu la chance d’entendre quelques fois mon nom et ce même si m’a concentration vous en a fait croire le contraire. C’est à tous les supporters que je dis merci, surtout à celui qui avait une belle affiche  » ALLEZ GTC ». Nicky et Olivier, évidement je ne peux que leur dire merci. En formant, ce groupe nous nous surpassons lors de chaque entraînements. Merci à Marine, sans qui tout ceci ne serait possible.