Le jogging de Sombreffe – Elle & Lui


Course, Elle, En couple, Lui / lundi, juin 5th, 2017

Vendredi 26, ce tenait dans mon village d’origine, le jogging de Sombreffe. Faisant partie du jeu de l’oie que le Gembloux Triathlon Club met en place pour ces affiliés, je me devais d’être au moins présent!

Il y a 2 ans, nous y étions déjà allé sous pratiquement la même chaleur. Je me rappelle que la course n’avait pas été évidente. Il y a un an nous y avions pris la pluie. Cette année se devait chaude.

Le jogging de Sombreffe

La chaleur des derniers jours ne nous a pas fait faux bon ce vendredi. Arrivés vers 18h30, le thermomètre est encore au alentours des 29°C. On va souffrir ! Après avoir retiré nos dossards, nous allons remettre nos félicitations à Leati, qui la veille aura parcouru 85.5 km et qui avait l’air d’avoir fait BBQ la veille tellement elle semblait bien. L’heure tourne et nous devons aller nous préparer.

L’avant

Super, j’ai reçu ma tri fonction et je suis enjoué ! Car j’avais abîmé la mienne lors d’une chute à vélo. J’avais hâte de l’essayer! Une fois enfilée nous partons nous échauffer en tout cas pour ma part, je vais juste m’acclimater à la chaleur avec quelques petites accélérations vu que j’ai déjà roulé dans la journée.

Un peu d’eau et hop

Le départ de la grande distance se fait 10 min avant le notre, ce qui va permettre de ne faire un départ à 500 à bloc. Avant de me mettre dans le box de départ, je me met de l’eau fraîche et je trempe ma penne par la même occasion. Le départ de ce jogging de Sombreffe est donné, et le premier kilomètre est très rapide. Pourtant je ne suis pas parti dans la première ligne! Je n’ai pas vraiment de lièvre sur cette course mais je veux me prouver que physiquement ça va. C’est une façon de se rassurer avant l’eau d’heure, Inden, et surtout Vichy. De très bons coureurs sont là! L’équipe Jogging plus et Run attitude sont bien représentés également.

Le premier kilomètre du Jogging de Sombreffe

Chaque année beaucoup, et moi le premier, partons beaucoup trop vite ! Ce premier kilomètre du jogging de Sombreffe est toujours un record que l’on paie cash ensuite. Même avec le frein, je suis en 3’49 » au kilomètre. D’autres se sont dit que c’était là où il fallait gagner du temps malheureusement les petits bosses jusqu’au kilomètre trois fond assez mal. Pas assez à mon goût en tout cas. Je me permet de lâcher mes concurrents dedans et ce sans connaissance du parcours (les deux années précédentes je courais sur le 14km).

jogging de Sombreffe elle et lui 2fortri

km 4, ravito

D’habitude un ravito sur une petite distance n’est là que si la grande passe par celle-ci. Avec la chaleur annoncée l’organisation a préféré ne prendre aucun risque et en mettre un au 4 ième km. Ca bataille assez bien, je dois être placé en 12 ou 13 ième position. Je ne sais plus trop. Au ravito, besoin de me rafraîchir plus que de m’hydrater, je me jette 2 gobelets d’eau et j’en bois un. Je me fais crier dessus mais je ne comprends pas pourquoi ? Vous l’aurez deviné que je ne me suis pas arrêté pour parlementer sur le sujet. Les jambes vont bien et j’en profite pour laisser mon opposant direct sur le carreau. Je me sens vraiment vraiment bien et ce avec un soleil qui claque encore bien !

Le ravel

Une ligne droite, où tantôt j’ai l’impression de voir les deux devant moi partir et ensuite de les reprendre à cet endroit. Pas moyen de savoir si je reviens mais je vois que ça fatigue en face.

« Oh si je pouvais revenir sur celui devant moi avant la petite bosse, j’explose au sprint et j’ai l’autre  » et  » Je suis sur que je les ai »…

Ça me traverse l’esprit mais je ne recolle pas avant la montée mon plan est mal parti. C’est qu’elle fait des dégâts cette petite bosse. Malheureusement, je la sentirai passer. Le premier de nous trois se retourne, à ce moment la je ne sais pas accélérer. Je suis encore un chouia trop loin. Une fois dans la descente, je place mon accélération, je vais rechercher le deuxième en voyant celui devant hors de portée. Au moment du démarrage, je sens que j’en ai sous le capot et j’arrache la dixième place en 26’49 ».

jogging de Sombreffe elle et lui 2fortri

Conclusion

Je suis assez content de moi, car plutôt dans la journée je ne voulais même pas sortir et je n’avais même pas envie d’y aller à cette course. 3’58 » / kilomètre, honnêtement je ne m’y attendais pas. Mon regret ? Comme toujours, c’est de ne pas avoir su m’exploser dans le dernier kilomètre. Je préfère assurer une dixième place plutôt que de m’arracher et peut-être faire beaucoup mieux dans le meilleur des cas. Ça sera pour une prochaine.

Elle

Je prenais le départ avec un peu d’appréhension. Pour ceux qui ont lu mon compte rendu du triathlon de Charleroi, je m’étais bloqué le dos (musculaire) lundi de cette même semaine. Pour nager cela c’était bien passé, mais pour courir, j’avais quelques craintes!

Je m’échauffe légèrement, j’essaye de boire un peu… il fait chaud, même encore trop pour un début de soirée. Je démarre ma course calmement mais je sens que même pas au premier kilomètre je subi déjà les conséquences de la chaleur et je suis déshydratée.

Tant pis, je sais que le ravito se trouve près du 4ème kilomètre, du coup, j’essaye de tenir au moins jusque là. Marcher ou courir, j’ai quand même la gorge sèche, tant que les muscles ne sont pas en souffrance, je ne m’arrête pas.

J’ai du mal à m’acclimater…

J’essaye de tenir, pas évident. Surtout qu’une bonne partie de la course est en plein soleil et ça n’aide pas. Aucune possibilités de se cacher et je profite de chaque zone d’ombre comme je peux, et j’arrive enfin au Saint-Graal… LE ravito!

Sur un 5 ou 6km en général je ne m’arrête pas au ravito. Ici je m’y arrête comme il faut. Je prends deux gobelets et tout en marchant il y en a 1 et demi qui me sert à boire et l’autre pour me rafraichir la tête et le dos. J’étais contente qu’un ravito ai été prévu sur la petite distance mais j’avoue que si il avait été là un peu plus tôt ça m’aurait arrangé!

jogging de Sombreffe elle et lui 2fortri

Je repars du ravito avec un peu plus d’énergie et en sachant qu’il ne me reste que 3 km plus ou moins! Un homme part en même temps que moi et il court au même rythme! Difficile, jusqu’à la fin de la course, de décrocher. Ses pas tapaient le bitume exactement en même temps que les miens. Je trouve mon rythme de croisière et je ne sais pas accélérer, par cette chaleur, je préfère courir en économie. J’espère qu’il va finir par se lasser et me dépasser mais non… il était bien derrière moi!

Finalement je clôture mon jogging (6,7km)tant bien que mal et desséchée en 40’32 » contre 43’46 » pour l’édition 2016! Assez contente d’avoir amélioré mon allure alors que le temps était plus difficile que la dernière édition (pluie)!