Bertrix, premier triathlon pour 2017 – Lui


Course, Lui, Triathlon / vendredi, mai 5th, 2017

Nous voici déjà au dernier weekend d’avril, ce qui annonce le premier triathlon de l’année 2017 et il se déroule à Bertrix. C’est dans les Ardennes que se passe la première manche de la Supercoupe de Belgique de Triathlon. Pour beaucoup, c’est le rendez-vous qui va mettre tout le monde d’accord, car de grands noms sont déjà présents.

Le triathlon de Bertrix 2016, s’était très bien déroulé, mais le temps n’avait pas été avec nous. Nous étions arrivés tôt, les premiers flocons tombaient, par moment nous laissant sur son passage un froid glacial, pour y laisser la température remonter légèrement avant de revenir de plus belle. Je vous invite à (re)lire cet article pour découvrir cette journée particulière.

Bertrix 2017

Nous y sommes ! Bertrix 2017, première épreuve pour Marine ainsi que pour moi. Si vous nous suivez sur notre page Facebook vous savez déjà que Marine démarrait à 11 h et que ma vague partait à 14 h 40, de quoi nous encourager et nous suivre l’un l’autre.

Comme on a 2 visions complètement différentes, nous avons pris la décision de vous faire découvrir celle-ci via des articles séparés. Pour plus de plaisir bien sûr !

Début de la journée

Partis relativement tôt dans la journée, pour être en avance pour le départ de Marine. Nous voici donc, à Bertrix dans les environs de 9 h. Nous procédons au train train quotidien, retrait des sacs qui contiennent ce que nous avons besoin (auto collant, numéro etc) et nous avons droit aux premiers petits stress. C’est parti!  Marine se prépare pendant que je prépare ses gourdes et ses autocollants. Je ne détaille pas cette partie, car vous aurez la chance de lire son article dans lequel vous retrouverez toute sa course.

Pour ma part, je la suis de la camionnette, au parc à vélo, et presque directement on se retrouve à la piscine. C’est assez rapide, et tout s’enchaîne bien. Je vous laisse découvrir sa course dans les moindres détails dans son article qui sera publié ce dimanche.

Je me charge des photos et de l’encourager jusqu’à la finish line. Très vite l’heure tourne et ça va être à mon tour de me préparer.

The Race – Bertrix

Comme je l’ai dit, le niveau est vraiment relevé cette année. La pression monte légèrement, je dois dire. Le vent est aussi une variable à prendre en compte, très fort et absolument pas régulier, il m’est difficile de tenir ma machine durant l’échauffement. Encore moins de me mettre sur les prolongateurs.

Le parc à vélo

J’y place mon vélo, calmement, mais pas trop tôt, car ce sont des boxes en bois ou l’on place, de préférence la roue arrière dedans, mais avec le vent, je dois avouer que je ne suis pas franc de laisser mon vélo. Il pourrait tomber sous la force du vent et casser une de mes nouvelles roues. J’arrive à le bloquer avec mon bac et je suis certains qu’il ne bougera pas. À côté de moi, c’est Yohan, un super pote qui est super fort. Avec lui, nous échangerons quelques mots sur notre vague. Nous sommes avec 3 triathlètes du RCBT.

La natation

Après 50 m d’échauffement, le départ est donné. Dans ma vague, ce sont des requins ! J’ai l’impression, d’être une baleine à côté. Je me bats et j’essaie d’accrocher mes concurrents surtout quand ils me prennent un premier 50 m. Je nage calmement, j’ai un bon rythme sans me cramer. Cette année, je ne refais plus la même erreur. Étant donné que j’ai des poissons pilotes, une fois que je les vois sortir je sais que je suis le suivant. Sorti de l’eau, je cours assez vite tout en reprenant mon souffle et je pense déjà au parcours vélo.

Le vélo

J’enfourche mon bike. Bertrix, c’est 20 km. 5 km de montée, une descente de 8km pour finir dans le fond de la vallée et remonter sur un faux plat montant de 6 km. Le départ est rapide. D’habitude je serre mes chaussures en très peu de temps, mais depuis peu j’ai un souci qui persiste donc aujourd’hui ça se manifeste de plus belle. Il me faudra pratiquement 5 km pour serrer mes chaussures. Ce qui me fait perdre des watts ainsi que de l’énergie mais une fois serrée je pars à pleine vitesse dans la descente chassant le temps ainsi que mes concurrents. Avec le vent et les minis tornades, je sens que le vélo bouge beaucoup. On est pratiquement à 60 km/h, la concentration est au maximum.

Maintenant que l’on est dans le fond de la vallée, nous n’avons plus qu’à remonter à toute vitesse. Ce n’est qu’un faux plat montant mais régulier sans vraiment sentir mes jambes je pousse le plus fort possible tout en restant bien concentré sur ma position en mode contre la montre. Il faut savoir qu’avec mes roues en 80 mm et le vélo typé CLM me mettre en danseuse ne sert qu’à perdre de l’énergie. Il vaut mieux bien rester assis, gainer et pousser le plus régulièrement possible. Durant mon échauffement, j’ai bien pris conscience de la dernière bosse et je sais que c’est le dernier gros effort avant d’arriver sur le parc à vélo. Je sais qu’une fois au-dessus, je donne un grand coup à bloc, se qui me laissera le temps de retirer mes chaussures avant d’arriver.

La course à pied

Je pose le vélo calmement. FAUX! Je me dépêche et essaie de relâcher mes jambes. C’est parti pour tout donner sur 5km. La particularité sur un triathlon Sprint, c’est qu’il ne faut pas réfléchir. Il faut juste s’arracher correctement la gueule. Sur les plus longues distances, on aura tendance à plus calculer. Les moyennes, le temps, etc… sur un sprint c’est tellement rapide que franchement, à part pousser fort et le plus vite possible il n’y a rien à faire. Bon cette course à pied ça donne quoi ?

Le premier kilomètre, j’essaie de ne pas partir trop vite. J’ai bien dit « j’essaie » car quand je vois le temps 4’11 min/km. C’est pour moi un peu trop rapide, car durant les entraînements je pars en 4’37 min/km, ce qu’il me laisse le temps de souffler. Le parcours à pied est une boucle avec un turn point. L’avantage c’est de pouvoir avoir un œil sur ses concurrents.

Je vois que Yohan n’est pas loin, pas plus de 200m. Derrière, ça a tendance à revenir aussi. Ce petit jeu n’est pas évident, ça va se jouer sur celui qui va craquer le premier. Malheureusement, je n’arrive pas à avoir Yohan en point de mire et voir comment ça se passe pour lui. Il n’y a vraiment qu’au moment du finish quand on rentre sur l’anneau que je peux le voir. Il n’est même pas à 100 m mais avec le deuxième passage dans cette montée de terre, c’est pas facile de redémarrer. Je ne reviendrais malheureusement pas sur lui mais je m’en rapproche tout doucement.

Résultat

1h04 ! Voici mon nouveau record sur cette distance. En nageant calmement et faisant un bon vélo (+3.5 km/h par rapport à l’an dernier) et en courant largement mieux, j’améliore mon temps de 6 minutes, ce qui me satisfait amplement. Ce triathlon de Bertrix 2017 aura ramené du beau monde, et surtout aura pu relever mon niveau de compétiteur. Je terminerais à la 32ème place, 19ème dans ma catégorie. Sur 1 minute, c’est plus de 10 places qui sont accessibles donc que du positif pour aller de l’avant.