La Sambrienne 2017 – Lui


Course, Entrainements, Lui, nutrition, Run / jeudi, mars 23rd, 2017

Le 18 mars, c’était le semi-marathon de la Sambrienne ! Certes plusieurs distances y étaient proposées mais pour ma part c’est les 21.1 km qui m’attendaient. Sur ces 3 distances, ce n’est pas moins de 1000 athlètes qui prendront le départ.

Samedi, journée annoncée venteuse et pluvieuse, la pire journée de la semaine.

Comme un jour de course, le matin est essentiellement dédié au repos et au repas pour être fin prêt (le cake énergétique surtout). Aujourd’hui, la Sambrienne démarre à 14h30. Il faut donc gérer la nutrition au mieux pour ne pas se retrouver malade durant la course.

La Sambrienne 2017

C’est un semi-marathon que j’ai déjà eu l’occasion de réaliser. La premier année, j’avais suivi les instructions du coach et je l’avais couru cool. L’année d’après, je m’étais préparé en roulant 2h avant. J’avais fait un résultat plutôt sympa.

2017 est une nouvelle année pour moi, je veux être meilleur, être plus performant. Suite à la portelette qui avait été désastreuse, je devais relever le niveau ! Suite à une prise de sang, les résultats ont montrés que j’avais un manque de fer et une anémie. Malheureusement ça joue sur mon état et mes performances sportives.

Le semi marathon de la Sambrienne

Le parcours

Sambrienne semi marathon course 21km21.1km relativement plat ! Le début se fait sur le haut du plateau sur +- 2 km. Ensuite, on descend et on va sur le long de la Sambre. A partir de ce moment, on court  le long de la Sambre jusqu’à l’entrée de Tamines. Enfin, on fait demi tour et on remonte petit à petit. Cela devient des single tracks dans les chemins de terre.

L’échauffement

A l’échauffement, je trottine en compagnie d’Olivier (notre diététicien). Ne me sentant pas en top forme, est ce que cela aurait un effet bénéfique de m’échauffer avec quelqu’un de plus fort. Je me sens comme ballonné, l’envie de vomir est de nouveau là. J’apprendrais que les médicaments jouent sur l’estomac et n’apprécient pas les efforts physiques. Nous voici quelques minutes avant le départ, nous terminons par quelques accélérations avant d’aller nous placer dans la masse.

Ma course

Je décide de partir dans le 1er quart, ce qui montre l’envie d’aller au bout et à fond. A la portellette, j’étais placé après une bonne moitié. Le départ avait été dur et la course assez catastrophique. N’ayant pas de point de repère et très peu d’énergie, j’avais du mal à me situer dans la course.

Aujourd’hui, je ne pars pas dans la même optique !  Au moment du départ, la tension est assez forte et ça fonce mais je gère calmement l’accélération pour ne pas me mettre trop vite dans le rouge. En repassant sous l’arche, c’est déjà presque 2km de gagnés. Nous voici parti pour un long moment ensemble les amis !

Durant les premiers kilomètres, je n’ai pas trop le temps de regarder ma montre mais quand j’y jette un coup d’oeil je vois 3’45/3’55 min par kilomètre. Je suis assez content mais je sais que ça descend par ici. Il faudra voir combien de temps ça va tenir. A l’approche du kilomètre 5, ma montre affiche un peu moins de 20 minutes. Un sentiment de bonheur m’envahit, c’est pas courant! A plusieurs moment, je ne me sens pas bien – maux de ventre – quelques crampes. Je me raccroche donc à des petites choses comme des victoires personnelles.

Je perds du terrain

J’avais repéré un lièvre à suivre. Je sais qu’elle court très très bien et ça serait un victoire pour moi si je pouvais la suivre. Au kilomètre 6, je perds quelques mètres, au 7 c’est pareil. Nous sommes 2 à avoir décrochés, on décide de se relayer pour rentrer dans le groupe. Cela porte ses fruits car il ne nous faudra pas 1 km pour revenir.

Petit à petit, nous sautons de ce groupe, les crampes et mon ventre faisant des siennes, cela ne fait pas bon ménage. Mais j’irais jusqu’au bout. Les 10 kilomètres sous les 40 min, ça me motiverait. Je me fixe des mini-objectifs pour arriver à tenir le coup. Ensuite, vient le pont que l’on doit traverser pour faire demi tour. Au loin, je vois qu’Olivier victime de crampes également décroche, mon lièvre le dépasse. Il se trouve à quelques centaines de mètres de moi, ça va être dur de revenir si il raccroche celui-ci!

Le retour

Je ne me sens pas très bien dans ma course. Mon ventre fait des siennes ! Au moment où je reprends Oli, je pense qu’il va essayer de venir avec moi mais il m’encourage à tout donner jusqu’au bout! Je pense qu’à ce moment là, dans ma tête, j’aurais bien lâché prise mais avec ses encouragements je ne pouvais pas décrocher si près. J’ai commencé à compter km par km pour arriver au dessus de la dernière montée qui était relativement dure avec le vent de face !

Ensuite, je sais que ça descend donc je fais un dernier effort. Au dessus nous voici donc toujours avec le vent 3/4 face et ce n’est pas agréable. J’essaie de revenir sur ce lièvre. Les derniers kilomètres défilent à une vitesse et je ne prends même pas le temps de regarder ma montre de calculer quoi que ce soit. Tout ce que je veux c’est aller encore plus vite. Je met la gomme à 1km de l’arrivée. Pour terminer en apothéose. Très content de la course.

Résultat

Je terminerais à l’arrache en 1h25, ce qui me donne 4:03 min /km. Le contrat est rempli pour aujourd’hui. Je suis vraiment heureux car je n’avais plus fais de résultats vraiment probant sur une course à pied depuis bien longtemps. Ce semi-marathon de la sambrienne fut dur mais restera un très bon moment pour moi!

43 ième sur 405 partants sur la grande distance.