Distance Olympique, me voila!


Course, Elle, Triathlon / jeudi, septembre 8th, 2016

Le triathlon de Chièvres se déroulait le premier dimanche de septembre et c’est ce triathlon que j’ai choisi pour faire mon premier distance olympique (1500/40/10)! Beaucoup de frayeurs, d’appréhension, d’hésitations, de doutes, de remise en question. Bref, un nouveau défi et une nouvelle victoire qui vient s’ajouter à la liste! 

Samedi, veille de course, j’ai un entrainement de 30 minutes à pied, relax. Je décide de faire cet entrainement à jeun pour plusieurs raisons. Question logistique car je pouvais me lever plus tard puisque je ne devais pas attendre la digestion. Question délai également avec la course. Si je faisais mon entrainement au soir je n’allais pas avoir 24h entre mes deux courses et ça me gênait un peu pour mon genou. L’entrainement se passe plutôt bien mais après quelques minutes je commence à avoir une petite gêne au genou. Je me dis que ce n’est pas très très grave et que ça finira par passer.

Finalement ça ne passera pas. La douleur reste présente toute la journée. Le soir j’applique de la crème et met mon cold pack au congélateur en espérant qu’il soit frais le lendemain matin histoire de refroidir un peu le genou.

Race day!

2fortri niilah Marine triathlon chièvres

La course se déroulant à 13h45 nous n’étions pas très pressés le matin. Au réveil le genou ne me fait plus trop mal, je mets ça sur le coup du stress. J’espère. Je sais aussi que l’amorti de mes chaussures est au bout du bout mais ce n’est pas un jour de course que je vais changer de chaussures, surtout sur un 10km!

Sur place je me sens moins stressée que d’habitude. Je crois que je me fait tellement peu confiance pour terminer cette course que inconsciemment je me dis que ça ne sert à rien de stresser. Autant prendre du plaisir et aller jusque là où je le pourrais.

Je dépose mes affaires au parc T2 sur la place de Chièvres et ensuite nous nous dirigeons vers la carrière pour déposer mes affaires au parc à vélos et prendre le départ de la natation.

1500m en eau libre

2fortri niilah Marine triathlon chièvres

C’est la première fois que je nage 1500m en eau libre, en combi sans m’arrêter. Avec le gps de la M400 les métrages ne sont jamais bons pour l’eau libre donc difficile d’évaluer ce que je nage réellement ou pas lors des sorties en groupe. J’appréhende un peu, je me dis que ça va être long 2 tours. Mais bon, on verra!

L’eau est à 21° autant dire qu’elle est très agréable! Je m’y sens bien, à l’aise. Malgré tout il me manque quelqu’un sur le départ! Sophie! Ca fait bizarre de prendre le départ sans elle, mais il faut bien une première fois à tout!

Le départ est lancé! Sur les conseils de mon coach, Manu, je ne me précipite pas devant. Tout le monde va partir fort et vite, j’aurais le loisir de les dépasser quand ils seront fatigués. Sur un 500 ou 700m pas de problème pour moi de nager vite. Ici sur 1500 je ne sais pas de quoi je suis capable, autant ne pas me crever pour rien.

En effet, je ne dois pas attendre le 2ème tour pour déjà dépasser des gens dans l’eau. Je pense à plein de choses. Aux entrainements nat, je me dis que je dois bien sentir ma glisse, prendre mes appuis comme il faut, garder un tempo régulier!

J’entame le deuxième tour. J’espère ne pas ralentir ma cadence et je me retrouve à hauteur de quelqu’un qui nage au même rythme que moi. J’essaye de regagner du temps au passage des bouées. Je nage du côté de la bouée, un peu sur l’extérieur et à l’avant du gros groupe derrière. C’est une opportunité pour moi de couper les bouées à raz!

J’y crois pas c’est la fin!

Me voilà arrivée au bout de la natation! Déjà 1500m, c’est passé vite?! Pour la sortie de l’eau il faut prendre appui sur une plateforme mais deux personnes de l’organisation sortent les nageurs de l’eau. Je suis soulagée car je ne sais pas si j’ai la force nécessaire dans les bras. Quand j’arrive sur la plateforme ils sont en train de soulever quelqu’un. Je me dis tant pis je vais me hisser. Heureusement ils sont rapides, j’étais en train de sortir de l’eau qu’ils m’ont soulevée comme si j’étais un poids plume et m’ont sortie de là.

Directement il y a des marches. Je décide de ne pas courir. Ca ne sert à rien, je risque de me casser la gueule. En sortant de ma nage je suis toujours déboussolée, désorientée. C’est un peu le brouillard dans ma tête. Je me répète les étapes comme si j’avais étudié la course par coeur. Monte les marches, enlève ta combi en courant, respire.

J’arrive au parc à transition mais j’ai du mal. Encore une fois je me récite le schéma dans la tête pour m’aider à ne pas perdre trop de temps. Enlève ta combi, bonnet lunettes. Mets tes chaussures, n’oublie pas ton dossard. Casque lunettes.

Me voilà partie sur le vélo! Mes lunettes se mettent de travers et ça m’énerve. J’essaye de régler le problème tout en courant avec mon vélo mais dans l’herbe ce n’est pas évident. C’est donc toujours un peu dans le gaz que je m’élance sur le vélo.

42km de vent latéral

2fortri niilah Marine triathlon chièvres

J’ai choisi cette course comme première pour un quart de distance car je sais que le circuit était majoritairement plat. Ce que je ne savais pas c’était le vent. Le circuit comprenait une première ligne reliant la T1 à une boucle. Boucle que nous devions effectuer trois fois avant de rentrer au parc à transitions.

Le trajet pour rejoindre le circuit est une route de campagne. A un moment nous nous retrouvons dans un tournant et au fur et à mesure que j’aperçois l’entièreté du tournant je constate qu’il est sous l’eau! Où passer? Je ne sais pas trop mais comme je suis déjà sur ma lancée je vais là où ça me semble le moins pire étant donné que je ne connais pas la profondeur de la flaque.

Tombera, tombera pas?

Après avoir arrosé mon vélo, sans me casser la gueule, je peux continuer mon parcours. Je ne sais pas pourquoi mais après ma natation en vélo je suis toujours haletante. J’ai même du mal à manger car je respire par la bouche. Du coup j’ai manqué quelques fois de m’étouffer mais ça va je gère.

Le parcours à vélo est sympa mais difficile avec le vent! Franchement fatiguant même! Le vent chasse tellement fort qu’à certains endroits j’ai du mal à rester sur les prolongateurs (de peur aussi). Cependant je me force le plus possible à me mettre dessus pour, quitte à être dans le vent, perdre le moins de vitesse à cause de mon corps!

A chaque fois que je passe devant la place de chièvres où se situe les supporters, ça me donne du peps! Encore merci à tous, pour vos encouragements! J’avoue même que je pédalais plus fort quand j’arrivais sur la place haha! Bon déjà parce que je pouvais profiter du vent plus faible et du circuit plus roulant mais surtout pour vous montrer que tout allait bien!

Run baby run!

2fortri niilah Marine triathlon chièvres

Et voilà mon 3ème tour terminé, il était temps, j’en avais marre du vent! La partie que je redoutais le plus est arrivée! Comme zorro, mais en moins vite! La seconde transition se déroule comme la première. Dans le gaz. Je ne sais pas si c’est le fait de ne pas avoir toutes mes affaires au même endroit qui me perturbe ou la distance allongée…

Dans le parc à vélo je ne sais même plus où je suis. Pourtant j’étais à l’entrée donc pas compliqué… Je remet mon vélo, je ne sais même pas si je l’ai mis dans le bon sens et je pars en oubliant mon gel! Tant pis, je ferais sans!

Dès la sortie du parc à vélo j’entends le speaker m’encourager. Ce mec est vraiment génial. Pour la parenthèse, à chaque fois il encourage les gens par leur nom comme si il nous connaissait. Il donne une ambiance toujours assez chouette je trouve au triathlon de chièvres!

Bon revenons-en à ma course à pied! Le parcours est constitué d’un parcours aller-retour de 5km à faire deux fois. Je pensais le parcours plat, ce n’est pas tout a fait vrai. Mais en même temps il n’est pas non plus très vallonné.

C’est parti!

Le début se passe plutôt bien. J’ai la sensation de partir trop vite. En ayant connaissance de la douleur de la veille et que c’est la seconde fois que je cours 10km (et que la première fois n’a pas été chouette), je décide de ralentir. Je préfère y arriver lentement, mais surement!

Après 5 ou 6 km j’ai une gêne qui se réveille dans le genou. J’essaie de ne pas m’alarmer. Je me dis que je connais le parcours, je sais comment le gérer. Là où j’en suis arrivée, je ne vais pas arrêter maintenant! Je termine donc ma course, très soulagée en 1h06 pour 10 km. Soit 2 minutes de mieux qu’à la corrida de Beauraing hihi.

Je clôture ce premier quart distance en 3h08, à 10 secondes de la 3ème dans ma catégorie! Je ne visais pas de podium, mais à 10 secondes ça m’aurait fait plaisir quand même pour mon premier distance olympique!

Débrief

2fortri niilah Marine triathlon chièvres

Quand je regarde les photos sur la plupart j’ai la banane. Pourtant pendant la course je n’ai pas le sentiment de sourire tout le temps ou d’avoir l’air joyeuse. D’un côté je me dis que tant mieux, ça veut vraiment dire que ce n’est que du plaisir même quand c’est difficile et que j’ai mal. Je ne remercierais jamais assez toutes les personnes présentes! Attendues ou pas, vous avez facilité ma course! Vos encouragements étaient sans conteste le plus puissant des booster!

Au niveau de l’effort, j’avais peur que ça me semble interminable. Finalement pas du tout. Je retrouve ce gout de trop peu que je connais à la fin d’un promo (après ça dépends lesquels). Mon genou n’est pas sans séquelles, à l’heure où je vous écris ce compte rendu j’ai encore des douleurs qui m’empêchent de m’entrainer, même en vélo! J’espère être rétablie pour le triathlon de Oupeye.

Pour la saison prochaine de triathlon je compte faire un peu plus de quart et moins de promo mais continuer sur les deux distances. Si je me prépare correctement en hiver et que le genou est ok, j’aimerais tester un demi. Sans chercher le chrono, juste le terminer!

Bref, encore une fois, je ne pensais pas en arriver là un jour. Et je suis épanouie!