Triathlon de la Gileppe


Elle, Triathlon / jeudi, août 18th, 2016

Ce weekend du 15 août s’annonçait déjà fort bien fatiguant car nous avions plusieurs courses au programme. Le dimanche 14 je prenais le départ à 10h du triathlon de la Gileppe sur la distance promo et à 14h c’était au tour de Julien de participer à la Distance Olympique. Lundi 15 août nous nous rendions au triathlon de Namur car je participais à la course mais en relais natation. J’aurais bien été tentée de participer au deux mais La Gileppe était déjà vallonné pour moi et 2 triathlons vallonnés à la suite je pense que c’était beaucoup pour une première année en triathlon. Aujourd’hui je vous raconte la Gileppe, je vous réserve Namur pour mon prochain article!

Ce samedi le réveil a sonné tôt. Ok, pas énormément plus tôt que d’habitude mais à 5h30 nous allions prendre notre petit déjeuner et préparer l’auto. Les affaires étaient déjà prêtes, il ne restait plus qu’à charger donc assez rapide. Départ de la maison à 6h50, les barrages de la Gileppe étant assez loin (Jallhay) il faut compter une bonne heure trente.

Avant la course

La routine est toujours la même. Je vais chercher mon enveloppe d’inscription avant de me changer et de commencer à penser aux choses sérieuses. Je dépose mon certificat médical en demandant si il est possible de revenir le chercher en fin de course. Comme je participe au triathlon de Namur le lendemain il me le faut absolument. Une nouvelle gourde, mon dossard, mon bonnet et mes autocollants en main, il est temps de se préparer!

J’enfile la trifonction JugoBike de Julien. Je n’ai pas ma trifonction du club (GTC) car la tirette est cassée et elle a été renvoyée en Italie. Je me sens seule sur les courses comme si je ne suis pas du club juste parce que je ne porte pas les mêmes couleurs. L’air de rien, avoir la même trifonction ça renforce l’esprit d’équipe et ça motive beaucoup plus!

Checklist

Mentalement je refais le schéma de ma course pour être sure de ne rien oublier. Je nage avec ma combi, mon bonnet, mes lunettes. J’arrive en T1 j’enlève la combi, le bonnet, les lunettes. Je mets les chaussettes, chaussures de vélo, casque et lunettes et je prends mon dossard. Je reviens de mon vélo et j’arrive en T2. J’enlève le casque, les lunettes, je mets la penne. Je change de chaussures et je prévois une pipette au cas où les côtes de la Gileppe auraient raisons de mon énergie.

Tout est là. Les gourdes sont remplies on peut prendre la direction du parc à transitions pour y déposer toutes mes affaires avant de filer vers le départ en natation.

La natation

Le triathlon de la Gileppe donne la possibilité de réaliser la course en relais avec une personne handicapée. Organisée avec l’association Legs’go beaucoup de triathlètes et surtout de para-triathlètes prennent le départ de la course. Celui-ci est donnée 15 minutes avant le départ pour la distance promo. Nous sommes donc aux premières loges pour voir les para-triathlètes sortir de l’eau. C’est avec beaucoup d’émotions que nous les regardons remonter courageusement la pente qui mène à la T1.

triathlon de la Gileppe 2fortri Elle Marine

Maintenant c’est à nous de nous diriger vers le lac et de s’aligner pour prendre le départ. Nous devons réaliser une boucle de 500m pour ensuite remonter vers le parc et prendre le départ en vélo. Le départ est lancé, je me décide à pousser fort dès le départ et essayer de me détacher du « peloton » principal. Je réalise souvent les mêmes triathlons que Sophie, une autre GTCienne qui a un bon niveau en natation (en vélo et en course à pied aussi d’ailleurs). J’aime prendre le départ avec elle déjà parce que nous nous entendons bien et parce que ça me motive de la suivre en natation et de la garder comme repère.

Ca cogne

J’arrive à la suivre, j’essaye de nager le plus droit possible mais les gens autour de moi ne font pas la même chose. Je me ramasse donc énormément de coups. Il y a même une dame qui m’a tapé 3 fois dans le dos en nageant. J’ai essayé de la pousser un peu mais pas évident. Je pense être passée au dessus de quelqu’un et je pense que quelqu’un m’est passé dessus aussi. Bref, ça cogne de partout mais je me dis que il faut pousser peut être 2 ou 3 coups plus fort pour dire de me détacher de ces nageurs et être un peu plus tranquille.

Chose réussie, et j’arrive même à rattraper Sophie et à sortir de l’eau avant elle. C’est la première fois mais c’est aussi parce qu’elle a eu pas mal de coup et ça l’a ralentit à un moment. Je sors 49ème (sur 249) de l’eau en 09’35 ». A ce temps il faut comptabiliser la natation + la remontée jusqu’à la T1 soit quelques 250m au pif. Je n’ai donc pas mon temps exact en natation mais à mon avis je dois être aux alentours des 9 minutes.

Transition 1 Natation à vélo

Mon problème quand je dois courir après ma natation ce que j’ai du mal à me retrouver dans l’espace. J’utilise très peu voire pas du tout mes jambes en nageant. Je passe donc d’une position horizontale sans battements de jambe à une position verticale en train de courir en une fraction de seconde. Mon cerveau n’a pas le temps de se remettre. Au fond de moi je me dis que je dois courir, même si ça monte, même si je suis essoufflée de ma natation. J’enlève mon bonnet, mes lunettes, je retire ma manche et coince mes accessoires dedans pour ne plus avoir à m’en occuper.

J’arrive devant mon vélo et là, j’ai un peu de mal à enlever ma combinaison. M’abaisser, retirer la combi, mettre mes chaussettes. J’ai peur de tomber sur les vélos mais je me force à me dépêcher, ne pas perdre de temps dans mes transitions! C’est bon, j’y arrive à mettre ces satanées chaussettes même si j’ai failli mettre les chaussures directement… Je prends le vélo je pars en courant mais avec mes chaussures ce n’est pas évident ça n’accroche pas trop sur le sol. J’essaye de ne pas me casser la gueule.

Je sors de ma première transition en 1’48 » soit le 91ème temps pour une transition (la plus longue sur la T1 étant de 05’06 ») et je m’élance sur le vélo. J’ai encore l’esprit un peu retourné et je peine à mettre mes pédales. Avec le recul je me suis dit que j’aurais du m’élancer sur le vélo et clipser tout en roulant et non pas un pied à l’arrêt et le second en roulant.

Le vélo

Celui-là je l’attendais. Comprenez par là que quand je me suis inscrite à la Gileppe je n’ai pas regardé le tracé. Je savais que c’était plus difficile que les sharks mais n’avait aucune idée de la différence. Nos amis du GTC ont eu l’occasion d’aller faire une reconnaissance en vélo du parcours et j’ai donc été informée d’une côte de 7km… Comme dirait Claudine du GTC « oui mais quand y a une montée, après ça descends!« . J’essaye donc de raisonner comme elle mais je ne sais pas du tout à quoi m’attendre. J’ai une piètre évaluation des distances…

Le départ du circuit en vélo se fait sur le chemin du barrage un peu sous les bois, comme un chemin de ravel. La route est plus ou moins clean sauf à certains endroits où il faut bien choisir sa trajectoire. Je vois que je peux aisément mettre le gros plateau je décide donc de passer dessus et de commencer à bien pousser. Le parcours est très roulant tant que nous longeons une partie du lac. Arrivés vers la fin ça commence à monter mais ça reste correct. Des petites montées, parfois un peu plus longues, suivies de descentes ou plat pour ensuite repartir en côtes. Les choses commencent à se corser après où nous entamons donc cette fameuse côte. Je sais qu’à la fin de celle-ci nous recoupons une route avec voitures. Tant que je ne vois pas cette chaussée, je sais que ça monte.

oufti, ça monte!

C’est difficile. Je fais du vélo depuis quoi, mars, avril? Du vrai vélo dehors, pas du rouleau. Pas encore une grande cycliste, encore moins une grimpeuse et j’ai encore beaucoup à apprendre je le sais. Mais je me dis qu’il n’y a pas de secret, je dois mouliner, mouliner, mouliner.

Je mouline donc. Quand j’essaye de redescendre une vitesse et que je me rends compte que je suis au bout je me dit que il est temps d’arriver au dessus et que surtout, surtout, ne pas poser le pied à terre. Je m’hydrate, je tourne bien les chevilles pour attaquer de l’avant et redonner un petit coup de pouce à mes guiboles.

Nous arrivons ENFIN sur la chaussée qui s’avère être un faux plat. Quand je vois la longue ligne droit et bien roulante ou presque je me dis que le gros plateau est de retour. Je passe dessus, je redescends aussi tôt. Après la montée c’est difficile de reprendre du jus. Les gens devant moi n’avancent pas spécialement plus vite mais d’autres me dépassent quand même. Ils ont des avions de chasse et les jambes qui vont avec. J’en profite donc mouliner encore, mais avec plus de vitesses évidemment. Arrive enfin la descente! J’en profite pour remettre le gros plateau, tout à droite et je fait tourner les jambes. Je me penche bien sur le vélo et j’arrive même à reprendre 2 cyclistes!!! Je sais qu’ils vont me reprendre dans la prochaine côte mais je m’en fous, pour une fois que je dépasse quelqu’un en vélo haha!

triathlon de la Gileppe 2fortri Elle Marine

Ca monte encore!

Nous revenons sur des chemins plus tranquilles et là dans une nouvelle montée je décide de repasser sur le petit plateau mais je manque de dérailler. Je sens que ça ne passe pas et je ne veux ni descendre, ni casser ma chaine. Tant pis, je remet le gros plateau, je passe toutes mes vitesses à gauche et je monte. Je vois qu’elle n’est pas longue et que c’est donc jouable. Mais ne sachant pas où j’en suis par rapport à l’arrivée je préfère recommencer à mouliner pour faire revenir le sang dans les jambes pour la course à pied.

Il ne restait que quelques kilomètres. Je vois encore une fois que c’est roulant, tant pis, je remet le gros plateau! Je l’enlève juste assez tôt avant l’arrivée et mouline. Avec un freinage de justesse à la ligne rouge, je descends du vélo et je cours jusqu’à ma place. Je manque de glisser en courant et d’accrocher la zone de transition de quelqu’un haha…

Je termine mon vélo en 59’01 » soit le 157ème temps.

Transition 2 vélo à course à pied

Je range mon vélo et j’hésite à prendre un gel. Je me dis que zut, je n’en ai jamais eu besoin sur un sprint, je vais continuer comme ça! Le vélo m’a demandé beaucoup d’efforts mais j’ai envie de voir, sans gel, de quoi je suis capable! J’enlève le casque et les lunettes. Je change de chaussures, je mets ma penne, je rebois un coup et c’est parti! Je boucle ma T2 en 01’27 » soit le 186ème temps.

Course à pied

Je pars… trop vite. C’est mon défaut, je le sais, je décide donc de ralentir la cadence, j’accélèrerais plus loin. Je fais des plus petits pas, j’essaye de bien délier les jambes après le vélo. C’est pas facile, j’ai envie de courir plus vite. Je m’efforce à ne pas me cramer. Je me dis qu’il vaut mieux m’économiser maintenant et au retour mettre un peu plus de cadence. C’est mieux que de partir vite et trainer les pieds en revenant! Cette technique paie puisqu’après le turn point (le 5km se faisait sur un aller retour) je ne suis pas au bout de mes ressources et je décide d’allonger un peu plus le pas. Je n’ai jamais l’impression de courir vite en course et je ne regarde pas mes pulsations. Je le fais vraiment aux sensations! Tant que ça va on essaye de faire mieux.

Je redoutais un peu après les 10km de Beauraing mais finalement ça se passe très bien! Une bonne partie du parcours est à l’ombre ce qui aide pas mal! Comme d’habitude je ne dépasse personne en course à pied et j’espère un petit ravito en eau au demi-tour pour dire d’humidifier les lèvres.

Allez, c’est presque fini!

Il n’y avait rien donc je me contente de mordre sur ma chique et me dis qu’il ne me reste que 2,5km et je serais vite à l’arrivée. Je commence à sentir une petite pointe près du coeur mais je ne pense pas que ce soit le coeur en lui même. C’est inconfortable mais ça ne me ralentit pas donc on continue! Lorsque nous sortons de la zone ombragée et que l’arche est en vue, je décide d’accélérer la cadence mais pas trop pour en garder encore pour le sprint final!

triathlon de la Gileppe 2fortri Elle Marine

Lors de la course je croise une acolyte du GTC, Nadine, qui me reprends en course à pied et ça fait du bien de s’encourager mutuellement! Je croise d’autres personnes, Coco, Gene, Yanis, j’encourage tout le monde! Allez, on est presqu’au bout!!!

Ca y est, j’arrive à la fin de ma course! J’allonge le pas, je cours encore plus sur les pointes et je me force à faire un beau sprint final.

Et voilà, c’est déjà fini!

Je ne sais pas si il est beau mais je suis contente de terminer! Je clôture ma course à pied en 30’38 » soit le 214ème temps. Super contente de le faire sur ce chrono car c’est la deuxième fois que je cours aussi bien. La première fois étant le jogging de Gembloux ou je termine en 29 minutes mon 5km. Ici j’avais quand même 25km de vélo avec 450 de D+ et 500m en natation!

Mon triathlon se clôture donc en 01:42:31 soit 166ème au classement général et 12ème dans ma catégorie (D24) sur 37 et à 36’21 » du premier qui clôture sa course en 01:06:10!

Je suis hyper contente de moi car le vélo n’était pas facile et j’ai bien couru! Un bon retour sur les performances après les vacances! C’était super chouette de partager cette journée avec beaucoup de personnes du club (et même en dehors du club). Une bonne partie d’entre nous sommes restés l’après midi pour encourager les triathlètes qui participaient à la distance olympique!

Pour l’anecdote du lendemain… Je me suis rendue compte que 1) j’avais oublié d’aller récupérer mon certificat médical, 2) impossible de remettre la main sur mon bonnet. Et enfin 3) ni sur mes lunettes. J’en conclus donc que je les ai faites tomber lors de ma remontée, elles ont du tomber de ma manche. Je suis d’autant plus dégoutée que c’était une nouvelle paire très confortable et utilisée deux fois…

Prochain RDV… Le triathlon de Chièvres pour ma première Distance Olympique ça va piquer!