Inden J-1 au jour J – Lui


Conseils, En couple, Lui, nutrition, Triathlon / mardi, juin 21st, 2016

Voici la suite, tant attendue, d’Inden de J-4 à J-2 publié dimanche passé. Même si les résultats sont déjà publiés et que nous vous les avons partagés sur les réseaux sociaux, je vous raconte ici tous les détails de la course.

Inden J-1 au jour J

J-1

Le jour juste avant, la compétition ne change pas du J-2 ainsi que du J-3, d’un point de vue alimentaire. Avec Marine, nous serons levés tôt, car, il était prévu que nous allions nous entrainer de bonne heure comme la météo était plus clémente du matin. Après le petit déjeuner, Il se pourrait que Marine profite du lit pour se reposer davantage. Pendant ce temps-là, je me suis permis de travailler sur l’article que je vous ai publié dimanche matin et par la même occasion j’en ai profité pour m’étirer. Nous prendrons ensuite la direction de la T1, pour y laisser l’auto, et partir en vélo. Malheureusement, c’est le mauvais temps qui nous gagne ! Marine me dira quand même que c’est sa première balade sous la pluie en vélo de route :). Après une heure sous la flotte, que nous connaissons depuis déjà quelques semaines, nous nous décidons à rejoindre l’hôtel. Le temps que Marine prenne sa douche, je m’occupe de nettoyer les vélos pour que nous puissions nous relaxer un petit peu.

Après avoir mangé, nous attendrons impatiemment 14h pour récupérer les documents ainsi que les dernières informations dont nous aurons besoin pour prendre le départ le lendemain matin. Après cela, nous irons faire quelques courses dans les magasins avoisinants avant de rejoindre l’hôtel. D’un point de vue météo, c’est vraiment en alternance ! C’est ce qui m’intrigue le plus. Comment s’habiller pour la course? Va-t-il pleuvoir ? Du style où ça va vraiment être chaud pour rouler un peu comme ce matin ? Ou une petite pluie comme l’année passée ? La façon de m’équiper me laisse perplexe ! Je verrais bien comment cela s’annonce le matin même pour ensuite aviser!

Une fois rentré à la chambre, j’avoue que mon coté patriotique et geek ressortent et j’essaie pendant plusieurs minutes de chercher le match des Diables en direct live, mais pour ne rien rater je me suis résilié à l’écouter en radio. Ensuite je me reposerai à mon tour un petit peu près de ma chère et tendre pendant qu’elle regardera des séries. Je me ferais une fois de plus SNAPCHATTER (nouveau terme de Marine : Niilah sur snapchat). Dans la soirée, je commencerais déjà à regarder pour que toutes mes affaires soient prêtes, pour être sur de ne rien oublier. Nous regarderons un film pour nous détendre avant d’aller dormir.

Jour J

Réveil à 5h, 2h de sommeil, une nuit de merde on peut le dire. Avec mes soucis de sommeil, la récupération est vraiment nulle ! On se met en route, petit déjeuner, préparer la camionnette petit à petit, s’étirer… etc. Le check out et c’est parti !

Garé à 2km de la T2, je ne prends que mes affaires de course à pied. La T2 n’est plus sur le terrain de foot donc je dois dire que nous cherchons un peu. Nous rencontrons quelques amis de l’ATCC, club de triathlon de Charleroi, avec qui nous découvrons l’aire de transition.

Celle-ci est vraiment très boueuse avec la pluie qui est tombée les derniers jours, ça va être moyen, moi qui ai l’habitude de courir pieds nu jusqu’à l’emplacement vélo. N’ayant pas pris d’essuie, je décide d’y laisser mon thermique, ça devrait faire l’affaire. Direction la voiture pour préparer le reste et ensuite la T1. Arrivé à celle-ci je place mon vélo, y met également mes affaires en cas de pluie, mais je suis déjà très hésitant sur le fait de les mettre durant la course. Direction l’eau !

La natation

Les femmes partent 15 minutes avant nous, avec les messieurs au-delà de 55ans et les relais. Nous serons 300 athlètes à démarrer. J’enfile ma combinaison en vitesse pour pouvoir aller m’échauffer. Je n’attends qu’une chose, c’est d’être dans l’eau, ça me déstresse. J’enclenche la montre pour n’avoir plus qu’à appuyer sur « play » au moment de la course. Après l’échauffement, et avant le départ je regarde mes pulses  » 101  » comme d’habitude. Il faut savoir que la veille, en discutant avec Marine, je lui émets l’idée de ne pas mettre mon capteur cardiaque pour ne pas être toujours en train de regarder à ma fréquence et à me comparer à moi même à l’entrainement.

drei zwei eins unterwegs

C’est parti, mais je ne démarre pas comme d’habitude. Je suis cool, serein, allure P2, mais pas excité à arracher la gomme limite, à suffoquer après un 100m à fond. Je fais ma nage à mon aise. Ça me semble long le temps que je mets entre les bouées! J’essaie de m’appliquer sur ma nage, surtout sur ma glisse! Je sortirai de l’eau en 29 min (temps moyen), un peu déçu ! Une fois sorti de l’eau, il faut remonter jusqu’au parc à vélo qui doit se trouver 600 m plus haut et ensuite sortir de l’air de transition. C’est toujours long, en plus vu que le soleil commence à donner, je retire les manchettes ainsi que la veste avant de partir. Je cours avec les élastiques à mes chaussures pour gagner du temps lors des transitions, mais celle-ci se retourne comme elles sont prévues pour la route. 

Le vélo

Je me lance sur le vélo sans accrocher ma gourde, mais j’ai encore beaucoup de mal à serrer mes chaussures, je perds donc un peu de temps. Je roule plutôt bien sûr les 40 premiers kilomètres (+- 36 km/h de moyenne sans avoir étudié mes graphiques). Même si le vent est une difficulté majeure sur le parcours, soufflant généralement de côté ainsi que de face, je mène la bataille contre celui-ci. J’essaye de bien manger ainsi que de boire régulièrement. Cette nouvelle gourde est vraiment top, elle est entièrement fermée ce qui est vraiment agréable, car avec l’ancienne, j’avais toujours plein d’éclaboussures partout. Je continue à rouler, mais cela n’est pas évident avec le vente de tenir une bonne moyenne. Il me semble que les jambes ne répondent pas aussi bien que l’année d’avant. J’essaie tant bien que mal de limiter les dégâts pour terminer en 2h30 (en vérifiant, ça donne un +-36 km /h, donc ça va quand même 🙂 ).

Nous voici à la T2, un parc boueux, mais rien a faire je trace! Une personne de l’organisation me montre que je suis dans le parc à gauche hors qu’il me semblait être à droite ! Je vois directement que je ne qui pas dans la bonne allée! Donc je râle et je pense qu’il a vu mon visage qu’il ne fallait pas me casser les bonbons. Après un gros vélo comme cela on a tendance à voler à pied, car on se sent léger. Je préfère accélérer fort jusqu’à mon emplacement pour récupérer un peu, le temps de ma transition et ensuite partir cool, que de partir trop fort pour se bruler. Les pieds pleins de boue, vite fait essuyés, pour ensuite partir sur ma course à pied.

La course à pied

Je pars à pied en lançant à Marine un  » c’est pas un jour avec des jambes ! »  elle m’encourage. J’avais dans l’esprit de courir le 1er tour cool, 2 et 3 en accélérant et le 4 à bloc. Sur le premier tour, j’ai vraiment pris beaucoup de plaisir, car j’étais léger, mais j’ai fais attention, et j’ai écouté mon corps ainsi que de suivre les conseils du coach pour ne pas me bruler trop fort quand même. Au moment ou je vois marine je lui tends mon capteur cardiaque. En effet, j’ai oublié de vous dire que depuis le début du vélo, il ne fonctionne pas. En finissant le 1er tour, le speaker crie  » Julien Desart » avec l’accent allemand, c’était cool, je lui fais un signe de la main en mode cool mec et c’est alors qu’il dit  » he is easy ! « . Au deuxième tour, je me permets d’essayer d’allonger mes pas dans les descentes ainsi que là où nous nous retrouvons en plein soleil histoire de ne pas sécher là. Au moment de croiser Marine, je lui dis  » ça passe ou ça casse » ! Je suis prêt à jouer le tout pour le tout !

Le 3e tour, je n’ai pas de difficultés particulières, les chaussures sont top. J’avais fait un petit changement, car je sais que pour un 10 ou 15km c’est bien qu’elles soient serrées, mais j’ai les pieds qui dorment après tandis que la j’avais vraiment le pied souple, détendu, pas de crampe. Dans le 4e, je prend le premier ravito mais je rate le 2 ème à 3 km de l’arrivée. Je me dis que je dois accélérer. Les jambes tournent, mais ne répondent pas significativement aux changements de vitesse. 2 Derniers km, je repousse une fois histoire de gagner quelques secondes, c’est sûr nous sommes dans un chemin de terre. Il y a des gens, un peu de trop d’ailleurs! J’ai l’impression que je vais être malade, mais rien à faire j’y vais à fond. Arrivé sur la portion de route, mon terrain de jeu, les pas accélères et la cadence se fait soutenue, je pousse aussi fort que je peux, prend le dernier virage serré. Ça descend fort et ça remonte ! Je prends la direction de l’arche, qui est une bénédiction pour moi. Voilà! Je reprends mon souffle, un petit signe « shaka » (breath and relax)  à la caméra. On me passe la médaille d’indeland 2016.

L’arrivée

Le sentiment d’impuissance en vélo, mais d’avoir fait une belle course ensuite m’envahit. Je sais que je ne suis pas dans mon objectif, entre 20 et 30, même si je fais 15 min de mieux que l’année passée, j’ai une partie de déception en moi. Là c’est le tas de questions que je me pose, est-ce que… ? J’analyse enfin un peu ma course au complet, de plus en plus je me dis que voilà j’ai fait le job, pas aussi bien qu’espéré, mais voilà, je l’ai fait avec la forme du jour ! J’aurais pu faire plus! Pas de jambes, la peur de rater le semi-marathon … la peur de se faire mal ? Je n’en sais rien, mais ce que je sais c’est qu’avec le peu d’heures de sommeil, la pression involontaire que je me suis mise… etc. Je pense avoir rempli ma part du contrat.

Résultats

Je termine en 4H34 d’effort. Après une première étude des résultats, je suis :

  • 54e homme sur 300
  • 4e dans ma catégorie
  • 1er en nage dans ma catégorie
  • 24e nageur sur 300

 

Nous sommes lundi soir quand je vous raconte ces nombreuses lignes, j’en suis encore retourné, le corps me montre ces signes de faiblesses que la course lui a fait subir, mais ce n’est rien par rapport à l’amélioration – 15 minutes comparé à 2015. Plutôt satisfait :). J’espère que le récit de cette course vous a plu ? Je m’excuse pour la longueur de l’article encore une fois, mais vous faire vivre intensément cette  course, ne peux se justifier que par un article de cette taille.

Remerciement

  • Manu, mon coach, prévoyant,toujours de bons conseils et d’être là, merci !
  • Olivier, mon diététicien, merci pour mon plan nutritionnel au top ainsi que tes encouragements !
  • Nicky, merci de croire en moi et de tes nombreux encouragements !
  • Merci à Family Office, sans qui l’achat de nouveau matériel n’aurait pas été possible !
  • Merci à Jugobike, pour les conseils, ainsi que les changements en dernières minutes !
  • Marine, merci de m’avoir suivi dans cette aventure, dans ce défi, merci d’être là !