Résumé du Triathlon de l’eau d’heure – Lui


Conseils, En couple, nutrition, Triathlon / dimanche, juin 12th, 2016

Dimanche 5 juin 2016, c’est le triathlon de l’eau d’heure. Marine et moi y participons, elle s’élancera sur la partie natation du promo avec 2 collègues du club du GTC. Personnellement, ça sera la distance olympique. Parcours que je connais et que j’affectionne plutôt bien, car ça fera la 3 ème année consécutive que je prendrais le départ. 

Triathlon de l’eau d’heure

Une semaine de préparation

La semaine qui précède une compétition, il faut savoir que mon plan d’alimentation change complètement. Déjà essayé partiellement et comme c’est un programme qu’il faut suivre à la lettre le « partiellement » ça ne marche pas ! Donc cette semaine en préparation d’Inden qui se fait 15 jours plus tard, je veux être au top du top ! Cette fois-ci le plan je m’y tiens à 150%. Les efforts payent, cela se voit vite ! Sur quelques jours je passe d’un état où je me retrouve quasiment tous les jours à une machine prête à survoler sa compétition ! Je vais quand même vous expliquer quelques points de mon plan.

J-4, c’est stop féculents ! On vide le réservoir ! C’est pour vous dire que je suis sorti faire quelques 30/30 (10X non-stop, oui je sais on met un temps de récupération entre les 2 séries, mais pas pour moi). Le lendemain, j’avais mal aux jambes comme si j’avais couru un marathon. C’était pénible d’avoir mal ainsi, mais les réserves sont vides ! C’est l’état logique !

J-3,J-2,J-1, Ahhhh qu’est-ce que j’aime ces jours ou je ne fais que manger ! Si vous avez suivi mon compte twitter, j’ai du poster quelques beaucoup de statuts là-dessus. Bon je ne fais que manger, mais pas n’importe quoi on est bien d’accord ! Cake maison, biscuit sec, … etc, et en quantités limitées.

J-1 préparation du petit déjeuner des champions, à manger dans le calme et à bien mastiquer! Je réalise seulement que c’est la première fois que je déjeune en 30 min au moins, cela fait vraiment du bien !

Le triathlon de l’eau d’heure

Triathlon de l'eau d'heure 2fortri sport event

Le matin, on arrivera assez tôt, car Marine prendra le départ de la natation à 9h05. Je me dois de l’accompagner pour faire les photos, mettre sa combinaison correctement ainsi que lui donner des conseils, mais vu que son niveau de stress est tellement haut que je crois qu’elle n’écoute pas. Après son entrée dans l’eau, je me précipite à la transition pour ne pas manquer les copains de l’édition promo en solo. Après sa sortie de l’eau, le temps de faire quelques photos, c’est alors à moi d’aller me préparer.

Ma préparation

Quand je me prépare, j’aime prendre mon temps être sur de ne rien avoir oublié pour ne pas faire les navettes en plus que de rajouter du stress.

En me préparant, je dois préparer également mon ancien vélo, car j’ai un ami, complètement fou, qui prendra le départ avec moi. Je n’avais pas calculé que préparer 2 vélos me prendrait autant de temps ! Et je me retrouve à 40 min du départ prêt à la camionnette ne sachant pas aller m’échauffer un peu en vélo comme je le fais d’habitude ! Je prendrais directement la direction de l’aire de transition pour y préparer mes affaires.

À l’aire de transition

Après avoir fait mon bac avec ce dont j’aurais besoin, la file pour rentrer dans l’aire de transition, je me dirige vers mon numéro : le 157. Vu l’étendue du parc à vélo, il vaut mieux être placé près de la sortie vélo que celle de la course à pied. Vous vous demandez pourquoi? Car je vais devoir courir à pied nu jusqu’à la sortie du parc à vélo, car j’utilise le système avec les élastiques pour tenir mes chaussures. Malheureusement pour moi, c’est l’inverse je suis placé près de la sortie course à pied!

La natation

À la base c’est 1500m de natation, mais au vu des températures relativement basses de l’eau nous ne ferons que 1000m. Au moment de rentrer dans l’eau, je la trouve vraiment froide comparée aux séances d’entrainement que nous avions fait auparavant! En plus, je n’avais pris que le bonnet de l’organisation ce qui ne me réchauffa pas de trop non plus. Après l’échauffement, j’irais bien me placer dans la première ligne de départ et en plein milieu histoire de bien déclarer la guerre ! J’avais prévu de faire un gros départ et de le tenir un bon moment, mais avec le froid j’ai très vite pris mon rythme de croisière sans m’exciter. Je sors 40e de l’eau sur 650 athlètes. Personnellement, je sens que l’on a nagé plus que 1000 mètres, car j’ai 15min30 ce qui m’annonce un temps moyen de 1:30 /100m. En quelques secondes, j’avais déjà retiré le haut de ma combinaison. J’arrive relativement vite au niveau de mon vélo, je réalise une très belle transition, car la nouvelle combinaison, l’aquaman Gold, se retire réellement facilement. Je mets mon casque, mes lunettes et je saute dans ma porte-dossard, c’est bon ! Go !

Le vélo

Triathlon de l'eau d'heure 2fortri sport event

42 km autour des barrages de l’eau d’heure sont à réaliser si l’on veut prendre le départ de la course à pied. 42 km détaillés en 3 boucles, 4 belles montées qui feront grincer les dents de plus d’un et des faux plats! Qui dit montée dit descente bien évidemment. Sur le départ à vélo, je me sens vraiment bien les jambes tournent toutes seules et la position sur le nouveau cintre, profile design, est vraiment optimale. Comme je n’ai pas de chaussure de vélo dédiées au triathlon, j’avais donc pris la décision de ne fermer mes chaussures que dans la descente, quelques kilomètres plus loin, pour ne pas perdre de vitesse et j’ai bien fait! Franchement, je suis très content d’être venu m’entrainer dans ces côtes deux ou trois semaines auparavant. Les sensations sont bonnes ainsi que le moral surtout quand je vois que je passe les bosses sans trop de difficultés. Certes je ne suis pas un grimpeur, ou pas encore, mais quand je vois certains qui passe à côté de moi avec des roues pleines et ça pousse du lourd je ne sais pas ou ils vont chercher leur force? Le ciel se dégage, et il commence à faire chaud! J’avais calculé qu’avec une seule gourde de 700ml, j’aurais largement assez, malheureusement avec la chaleur je bois plus que prévu. Arrivé dans le 3e tour au-dessus du petit podio, je me retrouve à sec. Tant pis je fonce! Niveau timing, la montre est réglée pour sonner tous les 5km, ce qui me permet de calculer ma vitesse moyenne. Je me suis étonné de voir que je tournais les 5km entre 8 à 9 min, ce qui donne une vitesse moyenne de 32 km par heure. En arrivant dans l’air de transition, j’ai mes chaussures qui touchent le sol en commençant à tournoyer dans tous les sens. Je décide de perdre quelques secondes, de les retirer des pédales pour mieux courir sur la longue distance qui me sépare de mon emplacement. Par ailleurs, j’ai failli le rater! C’est très très rare que cela m’arrive, car je suis toujours très vigilant aux différents détails qui m’entourent dans le parc à vélo, mais la j’ai du jeter un oeil.

La course à pied

Il faut faire 2x aller – retour le long du lac. C’est une course fort atypique ! Comme on dit dans le jargon, elle est casse-pattes, car sur tout le long du parcours cela monte et descend en chaine et surtout que le vélo a été fort exigent ! De plus la chaleur monte, nous devons courir pas loin des 30 degrés, sous un risque d’orage, l’air est lourd ce qui endommage les organismes. Sur le parcours nous aurons 1 ravitaillement au 1er km et donc au retour et de même pour la 2e boucle. Mais qu’en est-il de la course ? En arrivant dans le parc à vélo, je crois reconnaitre un copain, je me mets à sa poursuite calmement, j’ai 10 km pour revenir. En réalité nous sommes 3 en ligne, le deuxième souffre d’un point de côté, en le dépassant je l’encourage, c’est normal! Cela est vraiment dur de trouver son rythme sur le parcours, mais je vois que je reprends doucement quelques mètres sur le premier. Petit à petit, je reviens sur lui. Mon prédécesseur s’est remis à courir et repasse devant, il reprend part la même occasion la place de premier sur nous trois. Je passe en 2e position. Je poursuis mon effort jusqu’a arriver au dernier ravito au 9e km, ou je demande à boire une dernière fois, mais malheureusement plus rien je ne m’arrête pas et attaque le dernier kilomètre de plus belle mais en écoutant mon corps. Je suis à 15 jours d’indeland je ne veux surtout pas me blesser pour quelques places au triathlon de l’eau d’heure. Ce n’est pas pour cela que je vais laisser ma place à quelqu’un ;). J’aurais une  moyenne de 4min 32 au kilomètre, ce qui est raisonnable, mais améliorable!

Je termine ce triathlon de l’eau d’heure en 95e position sur 650 partants, cela en 2H24 pour 1000m de natation, 42 à vélo, et 10.4 km à pieds, ce qui donne 24 minutes de mieux que l’année passée. À l’heure où vous allez lire cet article, je serais à j-7 d’Inden, c’est sans vous dire que je suis impatient d’y être, mais que la pression monte de plus en plus.

Les plus et les moins

Ce que j’ai apprécié:

  • Sortir de l’eau dans le Top 50
  • Finir dans le Top 100
  • Un vélo qui a très très bien tourné
  • Des transitions rapides et précises

Ce que je regrette

  • Ne pas avoir nagé plus fort, je pense que j’en suis capable, mais le contraste entre l’air et l’eau commençait à se faire de plus en plus important.
  • Mon hydratation m’a joué une sale blague (à améliorer !)
  • Ma course à pied ou je me retrouve directement dans mon rythme semi-marathon et/ou je reste un peu spectateur de la course. Je ne sais pas me mettre dans le rouge, l’avantage de celle-ci c’est que je peux continuer encore un moment comme ça. 🙂

Désole sur la longueur de l’article, mais c’est une préparation ainsi qu’une journée vraiment longue par laquelle nous sommes passés. Je me devais de relater les moments comme je les ai vécus pour que vous puissiez en apprécier chaque instant et vous donner l’envie de prendre le départ de la 26e édition, l’année prochaine!