Nage en eau libre et triathlon en relais – Elle


Elle, Swim, Triathlon / jeudi, juin 9th, 2016

Ce dimanche Julien & moi avons participé au 25 ème Triathlon de l’Eau d’Heure! Tandis que lui prenait le départ sur la Distance Olympique, je participais au promo (500-20-5) et en relais avec Nadine & Esther, deux co-équipières du Gembloux Triathlon Club (GTC). C’était mon premier triathlon en relais et ma première nage en eau libre en compétition!

J’hésitais fortement à faire le promo toute seule mais comme je sais que l’eau d’heure c’est vallonné et qu’en vélo je ne suis nulle part j’ai préféré lancer un appel à ceux que ça intéressait pour le réaliser en relais! Je tenais absolument à faire la partie natation car le samedi 11/06 je participe au X-Terra de Namur avec deux autres collègues et la natation se fera dans la meuse (1 tour de l’île). Même si nous ne visons pas un chrono (mais ce serait bien quand même) je n’avais pas envie d’être prise au dépourvu quand la crue fut venue… au moment de nager! Dans la Meuse il y a du courant, c’est 1500m et il y aura pas mal de monde! Beaucoup de choses à gérer en une seule fois! Comme je n’avais JAMAIS nagé en eau libre j’avais tout d’abord été tester une première fois la combinaison au lac de Falemprise (près du wakeboard) et une seconde fois lors du Triathlon. Retour donc sur ce moment court mais intense!

Marine triathlon de l'eau d'heure Elle
Merci Sophie de m’avoir aidé à mettre mon bonnet!

C’est le moment d’entrer dans l’eau et il ne faut pas trop trainer car nous avons déjà pris du retard sur le départ! On nous presse car nous sommes beaucoup à devoir entrer dans l’eau et comme elle est froide on traine un peu… Pour ma part je décide d’y aller plus ou moins franco. Je me dis que froide, elle sera froide et je serais quand même obligée de nager donc autant ne pas faire durer le supplice.

Je mets un orteil dans l’eau et c’est vrai que je la trouve fraiche. Mais une fois dedans en fait je trouve que ce n’est pas si pire que ça! Evidemment je reste en mouvements dans l’eau et je tente quelques allers-retours pour mouiller mon visage et m’habituer. Deux choses m’étonnes: je me sens plutôt à l’aise et on voit très bien le fond! Je pensais sincèrement que l’eau serait plus trouble et plus foncée que ça et que je ne verrais pas le fond comme à Falemprise! Finalement c’est vraiment correct et ça me mets un peu plus à l’aise.

J’essaye de trouver où me mettre… Julien m’a conseillé de ne pas me mettre en plein milieu et tout devant. Soit je me mets sur les côtés, soit je pars derrière. Je n’avais pas envie de me mettre derrière et sur les côtés c’était un peu plus difficile car d’un côté c’était la berge et j’avais peur de me diriger vers celle-ci en nageant et de l’autre côté je n’avais pas le temps (ni l’envie) d’aller jusque là. Finalement j’ai tranché. Je me mets du côté de la berge mais pas tout au bord.

Le départ est lancé et je démarre directement. Je ne cherchais pas de chrono ici mais juste des sensations. J’essaye d’allonger mes mouvements et de penser à m’orienter. Seul problème, dans l’eau je vois très bien, quand je sors la tête j’ai de la buée. Difficile dans ces conditions de voir où j’en suis et vers quoi je me dirige. Je vois aussi que je me rapproche de la berge que je longe car je constate que le sol se rapproche de plus en plus (enfin c’est surtout moi qui m’en approche)… Je dois donc à chaque fois corriger ma trajectoire!

Marine Triathlon de l'eau d'heure Elle

Après quelques écarts et un peu de panique pour mon orientation (je me voyais mal m’arrêter, enlever mes lunettes, les frotter, les remettre et espérer ne pas avoir d’eau dedans…) je décide de suivre la nageuse devant moi. Il me semble reconnaitre Sophie mais sans certitude. Nous sommes parties à peu près du même endroit et nous nageons à la même vitesse. Elle a aussi plus d’expérience que moi en eau libre et détail qui a toute son importance, elle porte une combinaison orca noire et orange! Très visible dans l’eau, je décide donc de la suivre!

Malheureusement suivre une personne dans l’eau c’est aussi prendre le risque que si celle-ci dévie, je dévie aussi. Je pense que ça a été une ou deux fois le cas. On m’a conseillé de suivre « le troupeau » en général mais avec de la buée impossible de le faire. Accessoirement je me dis que quand Sophie sortira de l’eau je saurais que je suis arrivée aussi et qu’il est temps de me relever!

J’ai clairement nagé plus de 500m (à force de partir sur la gauche, revenir, gauche, revenir,…) j’ai perdu du temps et de l’énergie. Mais après tout c’était pour ça aussi que je faisais la partie natation!

Au constat général et avec du recul je me rends compte que mes mouvements n’étaient pas terribles. Je ne relâchais pas assez mon bras au retour et je ne poussais pas assez sur la fin de mon mouvement. Pas beaucoup de sensation d’accroche… Je me concentrais vraiment trop sur mon orientation et non sur mes mouvements de bras!

Le triathlon est un sport qui demande beaucoup de travail mais qui apporte beaucoup de diversité! La natation demande beaucoup d’entrainement et de technique car c’est beaucoup de sensation et de petits détails dans l’eau mais aussi d’endurance et de pratique qui vont vous aider lors des épreuves! Nager en piscine ou en eau libre ce n’est vraiment pas la même chose! Autant c’était la discipline dans laquelle j’étais le plus à l’aise, autant c’est celle qui est, je trouve, le plus éprouvante mentalement (je parle pour les petites distances que je fais. On en reparle quand j’aurais pédalé 180 bornes ou couru 42km). En eau libre c’est difficile et stressant de ne pas voir ce qu’il y a dans l’eau, de voir avec exactitude où on va (oui il y avait aussi du brouillard ce dimanche) ne pas voir où on en est par rapport aux autres, se prendre des coups, respirer et essayer de s’orienter en même temps, boire la tasse, l’eau du lac ou de la mer. Bref, ce sont beaucoup de choses auxquelles on ne pense pas mais pour lesquelles il faut se préparer!

Merci donc à toutes ces personnes qui partagent leurs conseils, expériences et trucs & astuces pour la nage en eau libre! C’est comme le vélo et la course à pied, ça se pratique! Je ne sais pas si avec les épreuves on devient de plus en plus à l’aise mais je l’espère!

Je termine donc ma natation en 10’26 » sur la montre (en arrêtant le chrono au parc à vélos et en le démarrant au coup d’envoi) et au chrono officiel en 11’38. Pas fameux fameux pour un 500m MAIS sur ma montre j’ai 850m (à mon avis c’est de l’à peu près) et pour une première fois je pense que ça aurai pu être mieux mais aussi pire!

Marine Triathlon de l'eau d'heure Elle

Sinon d’un point de vue relais, c’était très chouette de partager ce moment avec Esther & Nadine! Malheureusement j’ai raté l’arrivée de la course à pied d’Esther! Ce n’est pas évident de s’organiser car Julien faisait sa course juste après il fallait que je prenne les clés de l’auto, chercher après lui, etc etc. Du coup je m’en voulais un peu d’être arrivée en retard et de ne pas avoir pu trainer un peu avec elles à la fin de l’épreuve! Ca m’a permis aussi de me rendre compte que prévoir un training dans le parc à vélos pour moi c’est plus chouette HAHA mais aussi de tout ce qui est question logistique (qui enlève la puce? Est-ce la même personne qui l’a met à la suivante etc…).

Le X-Terra ça va être une autre paire de manches